ASSURANCE VIE

 Dans Assurances

 

Si l’assurance vie, dans vos priorités, vient au troisième rang des assurances de personnes, derrière l’assurance invalidité et l’assurance maladies graves, ça ne veut pas dire que vous n’en avez pas besoin.

  • Si vous avez une fortune personnelle qui mettra vos proches à l’abri en cas de décès,
  • si cette fortune n’est pas tellement grevée de dettes qu’elle serait mise en péril par votre décès et
  • si vos impôts au décès n’étaient pas tellement élevés que vos liquidités seraient insuffisantes,

alors, vous n’avez pas absolument besoin d’assurance vie. Autrement, vous devriez y songer comme un élément de votre budget actuel (paiement des primes) et à long terme (source éventuelle de revenu).

L’assurance vie est un multi-outils.

 

PROTECTION DES PROCHES

Vos revenus sont nécessaires pour subvenir aux besoins de vos proches, enfants, conjoint.e ou parents; votre assurance vie pourrait suppléer. Elle va permettre de procurer les choses nécessaires du budget, les études, la maison, l’épicerie, etc., par exemple, jusqu’à ce ne soit plus nécessaire.

 

PAIEMENT DES DETTES

Vous ne voulez pas laisser vos dettes en héritage à ceux que vous aimez. C’est pourtant ce qui va arriver s’ils veulent aussi hériter de la maison et des autres biens que vous possédez, à moins de prendre une assurance vie suffisante pour vous permettre d’au moins payer vos dettes.

Oui, vous avez raison, votre prêteur hypothécaire vous a offert cette protection, mais cette assurance, vous la prenez après avoir réglé un gros problème. Votre vigilance est basse et la personne qui vous l’offre n’est pas la plus qualifiée; je vous réfère à la fin de mon précédent billet pour comparer les gens qui peuvent vous en proposer.

Autre avantage de ne pas la lier à votre prêt : à chaque fois que vous allez le renouveler, vous serez plus vieux et, donc, votre prime sera plus élevée. Si vous prenez une assurance pour la durée de votre hypothèque, par exemple, votre prime sera établie pour tout ce temps. De plus, le montant couvert peut demeurer le même au lieu de diminuer constamment. Par exemple, une assurance vie temporaire de 20 ans, T-20, pour un homme non-fumeur de 40 ans coûte, chez Industrielle Alliance, 17,19$/mois, 13,95$ pour une femme. Une T-25, respectivement 22,41$ et 18,00$ pour 100000$.

 

ACCUMULATION DE PATRIMOINE

Nous avons couvert des besoins temporaires avec de l’assurance temporaire. Elle coûte moins cher parce qu’il n’est pas certain que vous mourrez durant la période couverte. Et si c’est, heureusement, le cas, vous aurez payé pour ceux qui n’ont pas eu votre chance. C’est le principe de l’assurance.

Vous auriez pu aussi prendre de l’assurance pour toute votre vie. Et dans ce cas, vous avez un choix à faire entre de l’assurance permanente avec ou sans participation aux bénéfices et l’assurance vie universelle. J’ai déjà abordé la question.

  • Pour faire simple, l’assurance sans participation ne vous donne que l’assurance et des valeurs de rachat.
  • Avec l’assurance avec participation, votre prime sera plus élevée pour vous permettre d’avoir accès aux bénéfices de la compagnie. Cela peut être considéré comme une stratégie de diversification, comme portion prudente. Cette participation aux bénéfices varie avec les bénéfices. Le rendement qui l’accompagne peut varier aussi.
  • L’assurance vie universelle comporte de l’assurance, bien sûr, mais aussi de l’investissement dans des fonds comportant, selon votre choix, un risque plus ou moins élevé.

 

TERMINAISON DE LA POLICE OU PAS

Normalement, quand vous achetez une police régulière, vous devez payer des primes jusqu’à votre décès (mais il existe des possibilités de payer sur une période fixe : un paiement, 10 ou 20 ans, etc.). Et c’est votre intention. Dans un article de Denis Preston, dans Les Affaires Plus de cet automne, nous apprenons qu’après 20 ans, plus du quart des polices détenues par des non-fumeurs et plus de 40% de celles des fumeurs sont abandonnées. Il propose 5 autres possibilités.

  1. L’assurance vie peut comporter des valeurs de rachat. Il est donc possible de les encaisser plutôt que de simplement les oublier.
  2. Plusieurs polices comportent la possibilité d’emprunter un pourcentage de cette valeur de rachat ou des participations ou encore de votre compte de placement. Au décès, la compagnie soustraira le montant emprunté et les intérêts et versera la différence au(x) bénéficiaire(s).
  3. Le contrat peut aussi et semblablement être donné en garantie à la banque pour un emprunt.
  4. Il est aussi possible de confier le paiement des primes au(x) bénéficiaire(s) qui recevra(ont) la totalité de la prestation de décès. Denis Preston parle d’une personne de 87 ans avec une police de 200000$ avec des primes de 7500$/an. Même si l’assuré devait vivre 10 ans de plus, l’investissement ne serait que de 75000$ pour en retirer 200000$, un rendement de près de 20%. À chacun de faire ses calculs.
  5. Finalement, au lieu de céder la police gratuitement, si personne n’en veut, parmi les bénéficiaires, il est possible de vendre la police. Des gens sont intéressés à partager la prestation à venir en vous versant un montant immédiatement pour obtenir la valeur complète quelque part dans le futur. Ils prennent le risque de vous voir mourir à une date inconnue, rendant leur rendement incertain.

 

ET L’IMPÔT

En principe, l’assurance pure (sans participation) est libre d’impôt. Mais les placements associés sont soumis à l’impôt.

 

CONCLUSION

Pour en savoir plus vous me contactez : 450 774 4584 ou poitras@cgocable.ca.

Pour évaluer vos besoins, passer à l’action, c’est ci-dessous.

 

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