BEAUTÉ ET ÉCUEUILS DES DIVIDENDES

 Dans Placements

Parmi les types de revenus, tout le monde connaît les intérêts (même si on les cherche depuis quelques années). Ils proviennent des montants que vous avez placés dans vos comptes bancaires, vos CPG, vos obligations, vos titres hypothécaires et vos rentes. Les entreprises versent des dividendes. Et comme la valeur des actions peut monter (et descendre), la vente des actions qu’on possède peut générer un gain (une perte) en capital.

Le revenu que vous recevez est un revenu avant impôt. Idéalement, dans votre stratégie de placement, vous voudrez tenir compte du revenu après impôt, vu que c’est celui-là dont vous disposerez en fin de compte. À cet égard, les intérêts sont les moins payants vu que 100% doivent être inclus dans le revenu imposable. Les gains en capital sont les plus payants car seulement 50% sont inclus. Pour les dividendes, c’est plus compliqué.

Les dividendes versés dans un régime enregistré, REÉR, FERR, etc., REÉÉ et CÉLI, sont à l’abri de l’impôt et, donc, ne feront pas de différence tant qu’ils y sont.

Les dividendes qu’un propriétaire d’entreprise se verse, au lieu d’un salaire, lui procure, possiblement, un avantage. A lui d’en discuter avec son fiscaliste.

Pour l’épargnant qui reçoit des dividendes de placements non enregistrés, cela dépend. S’il est à la retraite, les revenus de dividendes étant majorés de 38% avant le calcul du revenu total, il risque de perdre plusieurs crédits d’impôt, en tout ou en partie, dont le crédit selon l’âge, et la pension de vieillesse. S’il n’est pas à la retraite, les revenus de dividendes donnent lieu à des impôts plus élevés que les intérêts, mais moins que les gains en capital.

Quelle place les actions à dividendes doivent-elles occuper dans votre répartition d’actif, dans votre stratégie de diversification ? Ayant établi vos objectifs, votre horizon temporel et votre tolérance au risque, la proportion de liquidité, de revenu fixe et d’actions (si on exclut les classes d’actif moins conventionnelles) devrait aller à peu près de soi. Au niveau des actions, vu que les ¾ du rendement réel de la Bourse viennent des actions à dividendes, elles devraient occuper une place relativement importante. Vu que les dividendes les plus importants sont le plus souvent le fait de compagnies à forte capitalisation qui requièrent moins de capitaux pour se développer et qui ont donc une plus grande part des profits à retourner aux actionnaires, ces actions sont généralement moins volatiles et moins risquées. Le fait que ces actions versent des dividendes réduit souvent la chute dans des marchés baissiers.

Vous devriez aussi surveiller la répartition géographique et celle par secteurs. La bourse canadienne est composée aux ¾ par les secteurs énergétique, financier et des matières premières. Comme ce sont des secteurs cycliques et que les cycles peuvent coïncider, il vaut mieux ajouter des actions étrangères qui viennent compléter la répartition et peuvent faire varier les phases baissières dans la mesure du possible. De plus, les bourses des divers pays ont aussi des cycles qui ne coïncident pas toujours.

Parmi les bons fonds canadiens de dividendes (rendement annuel moyen de 5 ans, net de frais) :

  • CI Cambridge fonds canadien de dividendes A (11,9%)
  • Scotia dividendes canadiens (10,02%)
  • Dynamique dividendes (10,71%)
  • BMO dividendes (10,01%).

Pour les fonds étrangers :

  • Manuvie revenu de dividendes américains conseiller (16,68%)
  • Dynamique mondial de dividendes (14,78%)
  • CI Cambridge fonds américain de dividendes A (14,60%).

Pour intégrer des dividendes ou leur trouver la bonne place dans votre portefeuille, contactez-moi.

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