DÉCISIONS FEMMES

 Dans Consommation, Épargne

Journée internationale des femmes

 

Quelle année qui se termine en ce 8 mars! Les femmes ont secoué la chape de plomb du pouvoir mâle. Tout n’est pas réglé, bien sûr, mais les hommes n’ont qu’à bien se tenir et, ajouterais-je, à se tenir bien. Je vous mets deux textes à ce sujet http://www.journaldemontreal.com/2018/03/07/quel-avenir-pour-les-droits-des-femmes de Fatima Houda-Pepin et un texte de l’ONU pour la Journée internationale des femmes http://www.unwomen.org/fr/news/stories/2018/1/announcer-iwd-2018-theme.

Mais, au plan financier? Qu’en est-il? Où en sont les femmes? Voici un article de Finance et Investissement sur le sujet.

Selon un sondage national réalisé pour le compte du Financial Planning Standards Council (FPSC), un pourcentage considérable de Canadiennes admet ne connaître que « très peu » les finances et les investissements.

En février, 1 000 Canadiennes ont été invitées à réfléchir aux enjeux auxquelles elles sont confrontées pour se sentir financièrement autonomes. L’étude a révélé que 38 % des femmes avaient très peu de connaissances sur les finances et 28 % d’entre elles affirment dépendre financièrement d’un partenaire ou de quelqu’un d’autre.

Vu comme ça, ça ne semble pas très bon. Mais quel point de comparaison avons-nous? Aucun. Les hommes pourraient être pire, nous ne le savons pas. Alors, ne paniquons pas. Pas de culpabilité, mesdames, pas d’orgueuil, messieurs.

« Ces chiffres montrent que les femmes ont encore beaucoup de chemin à faire en termes de confort et de compréhension en ce qui concerne les finances », a déclaré Kelley Keehn, éducatrice en finances personnelles, dédiée à la protection des consommateurs auprès du FPSC, dans un communiqué.

« C’est un appel au réveil et une occasion de rechercher un enseignement, de gagner en efficacité et de revendiquer notre indépendance financière. »

D’autres résultats significatifs de l’étude révèlent que:

47 % des femmes célibataires admettent en savoir très peu sur les questions liées aux finances et aux investissements comparativement à 35 % des femmes mariées.

Devrais-je vous dire de vous marier? Qu’en est-il des conjointes de fait, un statut fort répandu au Québec? Mon avis : ça n’a rien à voir avec l’état civil; je soupçonne plutôt l’âge qui apporte connaissances, expérience et même, parfois, confiance. Mais rien ne vous oblige à regarder le temps passer. Vous pouvez rechercher les informations, sur le web, en prenant des cours ou avec un conseiller qui va prendre le temps de vous expliquer les choses et de répondre à vos questions. Parmi les bons sites, évidemment, www.lebloguefinancier.com.

38 % des répondantes se sentent mal à l’aise de négocier un meilleur taux d’intérêt.

On est ici au niveau des émotions, mais il n’y a pas de bonne raison objective de ne pas le faire. C’est de votre argent dont il est question et considérez que vous faites une faveur à l’institution financière ou au conseiller en lui confiant votre argent ou en lui permettant de vous prêter. Et une petite recherche rapide que vous pouvez faire vous-même ou demander au courtier hypothécaire ou votre conseiller en sécurité financière (pour l’assurance de personnes) vous permettra d’obtenir le meilleur prix et les meilleures conditions. En effet, le meilleur prix ou le meilleur taux n’est pas l’objectif ultime. Cela doit correspondre à vos besoins, contraintes, horizon temporel, etc..

16 % d’entre elles laissent leurs partenaires gérer les finances et les investissements du ménage.

Ici non plus, il n’y a pas de règles. Dans certains cas, le contraire existe : la femme gère. Comme on disait au MBA, un bon gestionnaire délègue des tâches; il ne peut déléguer ses responsabilités. Donc, le(la) conjoint(e) qui gère doit rendre compte après coup, mais il(elle) doit aussi expliquer ce qu’il(elle) veut faire et obtenir l’approbation de l’autre pour ce qui le(la) concerne, avant coup.

34 % des femmes ont davantage de dettes (en dehors de l’immobilier) que d’épargne.

Encore une fois, on ne connaît pas la situation masculine. Mais, d’une façon générale, ce n’est pas l’idéal. Cependant, on doit connaître les causes (dettes d’études ou de surconsommation, par exemple, handicap, divorce, etc.), le niveau d’endettement et, surtout, les mesures prises pour s’en sortir.
19 % des répondantes ne suivent pas leurs dépenses.

Ceci explique peut-être cela. Il est difficile d’éviter l’endettement si on ne sait pas où va son argent. J’ai fait l’exercice souvent lors d’une première rencontre : tentative rapide d’établir le budget. D’une façon générale, on arrive au bout de l’exercice et la personne, homme ou femme, en a oublié tellement que l’excédent qu’on devrait avoir non seulement n’existe pas, mais est remplacé, dans la réalité, par un endettement. Si vous avez assez d’argent pour atteindre tous vos objectifs, vous pouvez vous en passer, autrement, vous avez besoin d’un budget.

56 % d’entre elles n’ont pas de plan financier écrit alors que 42 % des femmes ne connaissent pas leur pointage de crédit.

Pour le plan, voyez votre conseiller ou allez ci-dessous, au bas de la page. Pour le pointage de crédit, https://www.ic.gc.ca/eic/site/oca-bc.nsf/fra/ca02179.html.

Je vous laisse deux billets antérieurs http://lebloguefinancier.com/les-femmes-et-les-finances/ et http://lebloguefinancier.com/conseils-financiers-aux-femmes/.

 

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