EST-IL SAGE D’INVESTIR MAINTENANT?

 Dans Placements

 Aurions-nours un marché baissier en vue?

 

Et si je retournais la question, est-il sage de ne pas investir maintenant? Il y a toujours une mauvaise raison de ne pas investir maintenant, comme l’indique ce document.

 

 

Et à combien est le Dow Jones (vendredi, le 21 septembre 2018)? 26 743,50 points. Depuis 1934, cela représente un rendement composé d’un peu plus de 6,80%. En dehors des taux promotionnels, mon meilleur compte d’épargne offre, pour monsieur et madame tout-le-monde, 1,45%. Mon meilleur taux de CPG 5 ans non rachetable est de 3,15%. Avez-vous raison de placer votre argent dans ce genre de véhicules de placement? Possiblement. C’est à vérifier avec votre profil d’investisseur. Avez-vous raison d’y placer toute votre épargne? Comme dirait madame Chagnon, la vedette du premier débat des chefs : « Pas tellement ».

Je vous renvoie à la fin (*) si vous n’êtes pas familier-ère avec la notion de profil d’investisseur (*) ou  de répartition d’actif (**).

Revenons à la question : est-il sage d’investir maintenant? Vous avez des craintes que nous ayons un krach à brève échéance. Vous avez un horizon temporel plutôt long et vous investissez dans un REÉR. Vous avez des options.

  1. Les investissements périodiques, mensuels, par exemple, pris par versement bancaire automatisé, sont une excellente façon de cotiser. Vous les oubliez et ils font partie de la routine. Le marché baisse? La valeur de votre REÉR baisse évidemment, mais vous êtes calme vu que vous savez que la durée moyenne d’un recul boursier est de plus ou moins 1 an et, qu’après, la valeur de votre REÉR va remonter et continuer de le faire durant plus ou moins 3 ou 4 ans, selon les marchés. Autre bonne nouvelle, durant les marchés baissiers, vous allez acheter plus d’unités avec votre argent puisque les prix auront baissé.
  2. Vous ne voulez investir que ponctuellement. Ce n’est pas une mauvaise idée, surtout si vous achetez au creux (ou environ, vu que vous ne pouvez le prédire), donc après le krach. Si vous manquez de liquidités pour le faire, le prêt REÉR est une bonne option, si votre situation vous le permet, donc après discussion avec votre conseiller.
  3. Mais, vous avez toujours des craintes de voir votre capital fondre? Voici une bonne façon de l’empêcher : les fonds distincts. J’en ai déjà parlé deux fois.
    1. Il y a 3 options et je recommande ordinairement l’option 75/100, soit une garantie de votre capital à 75% à l’échéance et 100% au décès. L’échéance étant de 10 ou 15 ans, la possibilité de voir le capital baisser, selon mes relevés sur Morningstar, est de 1,72% sur 10 ans (41/2387) et de 0,25% sur 15 ans (3/1192). Le coût de cette assurance est inutile, surtout si on ajoute la croissance par cristallisation. Par contre, comme je ne peux prédire le jour de ma mort, la protection de 100% de mon capital en cas de décès vaut la peine.
    2. Certaines compagnies offrent la cristallisation des gains, sur une base plus ou moins fréquente, de façon automatique ou pas. Ce qui se passe à ce moment, c’est que si la valeur au marché de votre investissement est plus grande que celle qui est inscrite, cette valeur devient la nouvelle valeur inscrite. Par exemple, si vous avez placé 10000$ et que votre investissement vaut actuellement 10800$, 10800$ devient votre nouvelle valeur plancher. Si vous décédez et que vous n’avez rien retiré, mais que la valeur au marché est descendue à 9500$, on remettra à la personne désignée comme bénéficiaire 10800$. Cette remise se fera dans les semaines suivantes, sans frais de notaire, sans frais d’homologation. Ici, donc, le prêt REÉR est une option qu’on pourrait qualifier de sans risque.

La réponse à votre question : est-il sage d’investir maintenant? C’est oui, mais pas n’importe comment. Contactez-moi, maintenant.

 

* Le questionnaire de profil d’investisseur, idéalement, ne devrait pas être auto-administré ni auto-validé. Régulièrement, avec mes client-es ou les personnes qui le désirent, je révise les réponses données et je pousse plus loin les questions. Par exemple, on a souvent tendance à oublier certains actifs (placements, immeubles …) ou certaines dettes. Une question dit « De septembre 2008 à novembre 2008, le marché boursier nord-américain a perdu plus de 30 %. Si vous déteniez un placement qui a perdu plus de 30 % de sa valeur en 3 mois,… » et vous donne 4 choix de réponses. Comme plusieurs l’ont vécu, je demande ce qu’ils ont réellement fait. Oui, nous sommes 10 ans plus tard et votre horizon de placement est plus court, mais…

** Les études démontrent encore et toujours que le rendement que vous obtenez est tributaire à 90% de la répartition d’actif. Avec un actif bien diversifié entre les différentes classes (liquidités, (CPG), obligations et actions), puis les sous-classes (par exemple géographique (Canada, USA, Europe, Asie), de taille (grandes ou petites capitalisations), de style de gestion (valeur, croissance, momentum, etc…), vous obtiendrez, à long terme, le meilleur rendement possible … si vous demeurez discipliné-e.

 

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