ÉVITER LA PAUVRETÉ : VEUF.VE (divorcé.e, séparé.e), LE POURREZ-VOUS?

 Dans Consommation

Ce billet est inspiré d’un document de la Banque TD, « Aller de l’avant », qui concernait le veuvage des femmes. J’ai cru en étendre la portée des seules veuves aux veufs, divorcé.e.s et conjoint.e.s de fait qui se séparent. La situation qui en résulte peut s’appliquer à tous.tes, dans une certaine mesure. Peut-on éviter la pauvreté?

L’âge moyen d’une veuve serait de 56 ans. (J’ai cherché celui des veufs dans les dédales de Statistique Canada, sans succès.) Si on interprète bien, 50% ont 56 ans ou moins. C’est bien jeune, dans certains cas (j’ai bien vu, chez les hommes un nombre important de veufs de moins de 20 ans; on peut supposer la même chose chez les femmes), pour avoir, seul.e, la charge d’une famille qu’on avait prévu élever avec 2 revenus. Malheureusement, j’ai un exemple récent, très frappant. On met sur pied un fonds en plus du socio-financement pour la mère de 6 enfants. Elle a 36 ans. Si elle n’avait eu que 2 enfants, je ne suis pas sûr d’une aussi grande compassion.  Un autre cas remonte à 2017 et implique une femme de 34 ans.

La question en titre devrait vous interpeller, car vous ne pouvez inclure, dans votre planification, la compassion et y joindre un montant important. Si votre revenu est insuffisant pour répondre aux dépenses du budget que vous aviez ou si vous ne disposez pas de sommes suffisantes pour combler le manque à gagner pour un grand nombre d’années, la réponse est oui. 2 bémols.

  1. Vous pourriez éviter la pauvreté, dans certains cas, mais en devant diminuer votre train de vie.
  2. Si vous aviez une assurance vie suffisante, vous pourriez vous en tirer.

 

ASSURANCE VIE

Pas plus tard que la semaine passée, j’ai abordé l’assurance vie. Cette semaine, j’ai jonglé avec 3 sujets et j’ai opté pour celui que vous lisez.

Donc, l’assurance vie peut servir à payer les dettes. La plus importante est ordinairement l’hypothèque. Vous êtes béni.e, votre prêteur exige que vous ayez une assurance vie pour se couvrir en cas de décès. Enfin, c’est le cas si la maison est aux 2 conjoint.e.s et que l’assurance vous couvre totalement au premier décès.

En cas de séparation ou divorce, l’assurance vie ne peut jouer aucun rôle pour payer la maison.

 

AUTRES MESURES

Mesures draconiennes

N’agissez pas précipitamment pour prendre des mesures extrêmes sans rester dans l’inaction totale non plus. Tout deuil ou séparation est un choc, même si c’était prévisible ou, parfois, attendu avec soulagement. Ne plantez pas la pancarte « À vendre » dès le retour des funérailles, du jugement ou de l’annonce de la séparation. Laissez passer un peu de temps.

Vous pourriez vous contenter de payer les factures. Laissez passer du temps pour permettre à la pression de descendre.

 

Conseiller.ère

Si vous avez un.e conseiller.ère, expliquez-lui un peu la situation et prenez un rendez-vous. Vous pourriez même lui faire parvenir toute l’information, la documentation sur votre situation. Faites-lui part de vos préoccupations et de vos inquiétudes, de vos espoirs et objectifs.

Il.elle pourra ainsi mieux se préparer pour votre rencontre. Le plan qui suivra sera prêt plus rapidement et sera aussi possiblement mieux adapté à votre situation et à vos objectifs.

 

Le point sur vos finances

Si vous ne l’avez jamais fait, c’est l’occasion de vous y mettre, pour informer votre conseiller et pour prendre votre vie financière en main. Le document de la TD cite une dame : « Je n’avais jamais réglé de factures ni assuré le suivi de nos placements. C’est mon mari qui s’en occupait parce qu’il aimait le faire. »

Je peux vous confirmer que ce n’est pas un cas unique. Il ne faut pas oublier que ça ne fait que 55 ans que la femme mariée a le droit, au Québec, de gérer ses finances. Donc, la société porte encore le pli imposé par le Code civil jusque-là. Donc, souvent l’homme s’en occupe. Bien? Je n’en suis pas sûr.

Parmi les choses à faire de toute urgence, si ce n’est pas encore fait, vous devez établir un compte bancaire à votre seul nom. Un compte conjoint ne devrait servir qu’à payer ce que vous avez décidé de mettre en commun : la maison (établie aux 2 noms), l’épicerie, ce que vous voulez. Les deux contribuent au compte conjoint comme vous l’avez convenu. En cas de décès, le compte conjoint est gelé. En cas de séparation ou divorce, vous devriez avoir prévu que la signature des 2 conjoints est nécessaire pour retirer le minimum qui s’y trouve. J’ai 2 billets, pour le divorce et les conjoints de fait.

Parmi les choses à préparer (j’y reviendrai bientôt), il y a le budget. C’est la base; si vous avez besoin d’une feuille Excel interactive, contactez-moi.

Autre élément, le bilan. J’ai aussi une feuille Excel disponible. Je l’ai abordé dans un billet qui parlait, entre autres, des résolutions de fin d’année. Le bilan, c’est comme une photo. Votre situation de cette année devrait être un peu différente de celles des années précédentes, montrant une amélioration généralement, si vous avez pris les bonnes décisions.

Ces décisions, celles qui concernent votre avenir, constituent votre planification. Ces informations sur vos finances sont très personnelles et devraient demeurer plutôt confidentielles pour éviter d’attirer les vautours, que ce soient des parents africains qui vous ont couché sur leur testament ou des proches qui ne prennent pas leur situation aussi au sérieux que vous.

 

CONCLUSION

Dans un prochain billet, je reviendrai sur la planification de votre vie, dont vos finances. Mais, vous pouvez me contacter dès maintenant pour obtenir des éclaircissements, de l’aide ou m’offrir vos commentaires (ci-dessous, incluant des sujets que vous aimeriez que je traite).

450 774 4584

poitras@cgocable.ca

 

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