EXERCICE DE FIN D’ANNÉE 2 Q&R

 Dans Régimes enregistrés

Bilan Q&R

 

Q- Doit-on tenir compte de l’impôt qui devra être payé au décaissement du REÉR, FERR et placer cela sous « impôt » du côté du Passif?

R- Dans la partie impôt, côté passif, j’avais en tête les montants impayés à l’impôt après que les rapports ont réellement été produits. C’est le cas, par exemple, des travailleurs autonomes, des personnes qui sont payées à commission, pourboire, etc. et celles qui sont à la retraite et qui n’ont pas fait d’acomptes provisionnels ou pas assez.

Pour l’impôt à payer au décaissement, je n’en ai pas tenu compte. C’est plutôt lors de l’analyse des besoins financiers, en assurance vie, qu’on tient compte des sommes disponibles pour le(la) conjoint(e) et les enfants, par exemple, vu qu’au décès il y a disposition présumée. Ça veut dire que les régimes enregistrés sont désenregistrés (sauf si transmis directement et expressément au(à la) conjoint(e) ou à un enfant handicapé). Les immeubles, sauf la résidence généralement, les entreprises, actions, obligations et d’autres biens sont présumés vendus à leur juste valeur marchande (voir un comptable professionnel agréé, CPA) et le gain en capital devient imposable.

Si on veut savoir ce dont on disposera à la retraite, on devra, bien sûr, tenir compte de son taux marginal d’impôt pour tenir compte de tout retrait des REÉR, FERR et autres régimes, comme de toute somme à recevoir d’un fonds de pension, par exemple. C’est pourquoi, depuis l’introduction du CÉLI, il peut être sage, surtout si on disposera de revenus élevés, de cotiser le maximum au CÉLI. Il n’y a pas de déduction d’impôt qui s’y rattache, mais il n’y a pas d’impôt à payer au retrait non plus. Cela peut constituer un coussin fort utile si une dépense majeure survient. De plus, selon le niveau de revenu et d’imposition, cela peut permettre d’obtenir des crédits d’impôt qui serait indisponibles si le retrait provenait du REÉR, FERR ou FRV.

 

Q- Si le bilan annuel sert à représenter l’état actuel des choses (actif – passif = valeur nette) faut-il déduire (mettre dans le passif) la partie des REÉR, etc. qui reviendrait aux différents paliers de gouvernement en cas de retrait? Si, au contraire, on veut un portrait qui représente ce qu’on va utiliser à la retraite, peut-on laisser faire ce passif car le taux marginal à la retraite est une inconnue?

Si on voulait représenter la valeur nette de façon stricte, il faudrait retirer de la valeur actuelle des REÉR, FERR ou FRV la portion d’impôt qui reviendrait au gouvernement lors du désenregistrement des sommes des régimes. Mais, en plus du problème soulevé, à juste titre, du taux marginal d’impôt à la retraite du titulaire du régime, taux qui va varier dans le temps et en même temps que ses revenus (imposables), il y a deux autres aspects.

  1. Si le titulaire décède et qu’il a un(e) conjoint(e) ou un enfant handicapé, les sommes peuvent lui être transférées directement, sans désenregistrement, à condition d’être clairement demandées dans le testament. Le taux marginal change alors, possiblement de façon importante vu que le revenu du nouveau titulaire peut être largement différent.
  2. On doit aussi tenir compte de la valeur temporelle de l’argent selon le moment où il sera décaissé. À cause de l’inflation, son pouvoir d’achat diminue avec le temps. On dit donc qu’un dollar aujourd’hui vaut plus qu’un dollar de demain.

Donc, on peut raffiner beaucoup, mais il vaut mieux ne pas perdre de vue les objectifs de cet exercice.

  1. On veut savoir où on en est pour prendre les meilleures décisions financières
  2. Si on suit toujours la même méthodologie, on peut se servir des bilans successifs pour évaluer l’évolution de sa situation financière.

Merci à celui qui m’a posé ces questions. N’hésitez pas à en poser, ça vous aide et ça peut aider les autres aussi. Une fois la théorie comprise, vous pouvez plus facilement passer à l’action. Si vous voulez de l’aide, concrète, contactez-moi.

 

Recommended Posts

Leave a Comment