EXERCICE DE FIN D’ANNÉE

 Dans Épargne

Bilan

 

Bien oui! Nous sommes rendus là: fin d’année, 2017 dans ce cas. C’est le temps de l’examen de conscience, comme nous disions il y a plusieurs années. Où en sommes-nous? Qu’avons-nous fait?

Je vous en parle régulièrement. Mais c’est un bon temps pour se questionner. Aujourd’hui, quelques outils aussi.

Je vous parle habituellement du budget comme d’un outil essentiel pour vos finances et ça demeure extrêmement vrai sur une base régulière. Mais comme outil de réflexion, rien ne vaut le bilan. Il vous dit où vous en êtes. À partir de là, à vous de faire ce que vous voulez, je ne suis pas là pour vous donner des ordres.

Donc, voici un outil. La page 1 est surtout utile pour les couples. Je constate que c’est un couple traditionnel avec conjoint et conjointe, mais vous pouvez y aller avec 2 conjoints ou 2 conjointes. Les pages 2 et 3 sont plus utiles pour les célibataires.

 

 

Vous remarquerez que vos avoirs (ou Actif) (sauf le autres), sont placés en ordre de liquidité décroissante. Vos liquidités sont, par définition, liquides ou presque. Vos placements enregistrés doivent d’abord être désenregistrés avant d’être utilisés. Quant aux immeubles ou entreprises, vous savez que ça peut être fort long à vendre parce que le marché est parfois limité, soumis à négociation.

Vos dettes (ou Passif) sont aussi en ordre d’élimination décroissante. Vos dettes courantes ne devraient pas s’éterniser. Les emprunts, constitués de montants plus importants au départ, peuvent s’étirer sur quelques années. Pour les hypothèques, il faut généralement quelques décennies pour les éliminer. Les prêteurs sont prêts à étirer la sauce car plus ils le font, plus ils vont récolter d’intérêts. De plus, s’ils allongent la durée du prêt, ils peuvent soit réduire le paiement et rendre accessible à plus de clients l’achat d’une maison (« Est-ce un bien, est-ce un mal? » posait-on en yoga) ou rendre accessible l’achat d’une maison plus coûteuse (même question).

Pour vos avoirs, vous pourrez vous poser des questions du même style que pour les dettes, surtout, évidemment pour vos avoirs immobiliers, d’entreprise ou « autres » : est-ce que ces avoirs sont nécessaires, utiles ou simplement « le fun »? Et quand vous dites « nécessaire » ou « utile », est-ce que ce bien doit absolument avoir ce niveau de luxe ou de sophistication, par exemple?

Pour vos dettes, vous pourriez utiliser la grille ci-dessous afin de mieux les analyser.

 

 

Si vous commencez par les dettes avec les taux d’intérêt les plus élevés, vous saurez par où commencer à réduire davantage. À moins de faire affaires avec un usurier, ça risque d’être vos cartes de crédit d’entreprises, avec un taux avoisinant les 30% (29,9% ça paraît moins pire). Je vous réfère à un billet qui va vous mener à deux autres http://lebloguefinancier.com/lindependance-financiere-1-les-dettes/.

Si vous voulez bien faire et ne pas vous trouver dans une situation difficile vous devriez penser à assurer le paiement de vos dettes une assurance dettes ou une assurance invalidité pourraient aider. Contactez-moi.

Pensez aussi à rédiger ou revoir votre testament http://lebloguefinancier.com/testament-1-le-cas-de-prince/.

Finalement, si nous revenons au bilan financier, mettez-le dans un fichier, avec celui des années précédentes (ou commencez à le faire). Vous pourrez voir l’évolution de votre valeur nette; si elle s’améliore d’année en année, vous êtes sur la bonne voie (mais combien?). Vous pourrez voir dans quels secteurs vous réussissez le mieux et vous fixer des objectifs pour l’année suivante. Si vous voulez rebrasser la même soupe http://lebloguefinancier.com/resolutions-et-bilan-de-fin-dannee/.

Recommended Posts
Showing 4 comments
  • Carl Bruneau
    Répondre

    Bonjour Denis,

    Merci pour ces outils… Pour ce qui est du passif, je me demande s’il ne serait pas plus « honnête » d’y inclure la partie des REER qui reviendrait aux différents palliers de gouvernement en cas de retrait (taux marginal d’imposition). Est-ce que ceci entre dans la catégorie Impôt de ton tableau?

    Bye.

    Carl

    • Denis Poitras
      Répondre

      Bonjour Carl,
      Dans la partie impôt, côté passif, j’avais en tête les montants impayés à l’impôt après que les rapports ont réellement été produits. C’est le cas de personnes qui sont payées à commission, pourboire, etc. et celles qui sont à la retraite et qui n’ont pas fait d’acomptes provisionnels ou pas assez.

      Pour ce dont tu parles, non je ne l’ai pas pris en compte. C’est plutôt lors de l’évaluation des besoins en assurance vie qu’on tient compte des sommes disponibles pour la conjointe et les enfants, par exemple, vu qu’au décès il y a disposition présumée. Ça veut dire que les régimes enregistrés sont désenregistrés (sauf si transmis directement à la conjointe ou à un enfant handicapé. Les immeubles, sauf la résidence généralement, les entreprises, actions, obligations et d’autres biens sont présumés vendus à leur juste valeur marchande (voir un comptable) et le gain en capital devient imposable.

      Si tu veux savoir ce dont tu disposeras à la retraite, tu devras, bien sûr, tenir compte de ton taux marginal d’impôt pour tenir compte de tout retrait des REÉR, FERR et compagnie, comme de toute somme à recevoir d’un fonds de pension, par exemple. C’est pourquoi, depuis l’introduction du CÉLI, il peut être sage, surtout si on disposera de revenus élevés, de cotiser le maximum au CÉLI. Il n’y a pas de déduction d’impôt qui s’y rattache, mais il n’y a pas d’impôt à payer au retrait non plus. Cela peut constituer un coussin fort utile si une dépense majeure survient. De plus, selon le niveau de revenu et d’imposition, cela peut permettre d’obtenir des crédits d’impôt qui serait indisponibles si le retrait provenait du REÉR, FERR ou FRV.

  • Carl bruneau
    Répondre

    Parfait, merci Denis.

    Donc si le bilan annuel sert à représenter l’état actuel des choses (actif net actuel) je considère qu’il faut déduire (mettre dans le passif) la partie des REER qui reviendrait aux différents palliers de gouvernement en cas de retrait mais si, au contraire, on veut un portrait qui représente de qu’on va utiliser à la retraite, là, on peut laisser faire ce passif car le taux marginal à la retraite est une inconnue.

    Bye.

    Carl

    • Denis Poitras
      Répondre

      Si on voulait représenter la valeur nette de façon stricte, il faudrait retirer de la valeur actuelle des REÉR, FERR ou FRV la portion d’impôt qui reviendrait au gouvernement lors du désenregistrement des sommes des régimes. Mais, en plus du problème que tu soulèves, à juste titre, du taux marginal d’impôt à la retraite du titulaire du régime qui va varier dans le temps en même temps que ses revenus (imposables), il y a deux autres aspects. Si le titulaire décède et qu’il a un(e) conjoint(e) ou un enfant handicapé, les sommes peuvent lui être transférées directement, sans désenregistrement, à condition d’être clairement demandées dans le testament. Le taux marginal change alors possiblement de façon importante. On doit aussi tenir compte de la valeur temporelle de l’argent selon le moment où il sera décaissé. À cause de l’inflation, son pouvoir d’achat diminue. On dit qu’un dollar aujourd’hui vaut plus qu’un dollar demain.

      Donc, on peut raffiner beaucoup, mais il est mieux de ne pas perdre de vue les objectifs du bilan.
      1- On veut savoir où on en est pour prendre les meilleures décisions financières possible.
      2- Si on suit toujours la même méthodologie, on peut se servir des bilans successifs pour évaluer l’évolution de sa situation financière.

Leave a Comment