FIN DU MOIS DE LA LITTÉRATIE FINANCIÈRE

 Dans Consommation, Épargne

 

Plus vous saurez, mieux vous pourrez agir. En finances personnelles, c’est la littératie financière qui va vous aider. Je peux vous proposer de l’information, mais VOUS devez vous informer. Si on en croit un sondage de la RBC, c’est le cas pour seulement 19% d’entre vous alors que vous êtes 35% à suivre la météo.

Mais, savoir n’est pas connaître et, dirais-je, encore moins agir en conséquence. Une étude, réalisée par le Global Financial Literacy Excellence Center de l’école de commerce George Washington, aux USA, s’est penchée sur la façon dont les applications fintechs ont modifié les comportements des consommateurs. Il semble que ceux qui ont ces apps, Apple Pay, Google Pay, etc., dépensent plus et plus mal que ceux qui n’en ont pas. La facilité de paiement n’aide pas à respecter un budget, si toutefois ils en ont un. Ceux qui ont une éducation financière de base s’en tirent mieux. On peut donc se réjouir que le ministère de l’Éducation ait rétabli un cours dans ce sens.

Voici deux séries de croyances potentiellement dramatiques … et dangereuses tirées de mes lectures de Conseiller.ca auxquelles j’ai aussi ajouté un peu de mon cru.

  • 5 recettes de grand-mères
    1. « On devrait détenir, dans son portefeuille, un pourcentage d’actions égal à 100 moins son âge.» Le reste serait constitué d’obligations. Ce pouvait être vrai comme heuristique à l’époque où les taux obligataires étaient plus élevés, l’espérance de vie était plus basse et d’autres revenus comme les fonds de pension, la Régie des rentes et la pension de vieillesse n’existaient pas. De nos jours, il faut y aller davantage selon l’âge atteint, l’horizon temporel, la tolérance au risque et la capacité de prendre des risques.
    2. « Si on ne retire pas plus de 4% par an de son fonds de retraite, on est en sécurité.» Les 10 premières années sont cruciales avec les chutes spectaculaires de marchés que nous connaissons de temps à autre. Et nous devons avoir une stratégie de décaissement adéquate.
    3. « Il faut avoir un coussin de sécurité correspondant à 6 mois de dépenses.» Ça pourrait être trop ou pas assez selon l’importance et la stabilité du revenu de travail, du niveau et du type d’endettement. Tout le monde sait, par exemple, que la carte de crédit coûte bien plus cher qu’une marge de crédit, surtout hypothécaire. Voici un article avec un tableau explicatif https://bit.ly/2THuI27.
    4. « On peut prendre sa retraite si on a épargné 20 fois son revenu annuel.» Voir le numéro 2, ci-haut. Et le tout est aussi fonction de votre style de vie à la retraite; plus vous dépensez, plus ça prend d’argent et vice versa.
    5. « On gère son auto selon le modèle 20/4/10.» Autrement dit, on met 20% de mise de fonds à l’achat, on paie en 4 ans et le budget auto ne doit pas dépasser 10%. L’auto fait-elle partie de vos objectifs? Combien consacrez-vous à vos autres objectifs : éducation des enfants, maison, retraite, désendettement, etc.? Avez-vous pensé aux modes alternatifs de transport?
  • 5 mauvaises excuses pour ne pas épargner pour sa retraite (du US News)
    1. « J’attends que les choses aillent mieux.» Et quand ça va mieux, on trouve de nouvelles dépenses plus plaisantes ou « importantes ».
    2. « Je ne sais pas à quoi accorder la priorité : rembourser les dettes (études, auto, cartes, maison, etc.), constituer un coussin d’urgence, épargner pour les études des enfants, préparer la retraite, etc.. » Vous savez qu’un conseiller peut vous aider à y voir plus clair.
    3. « Je suis trop endetté.» voir 2. Un conseiller peut vous aider à revoir vos emprunts et les remplacer par de moins coûteux. Surtout, il va vous aider à établir un budget, à le suivre et à le réviser régulièrement.
    4. « Pas besoin d’épargner, je vais travailler jusqu’à ma mort. » Vous oubliez deux choses. De nos jours, avec l’aide des médecins et des pharmaceutiques, on vit plus vieux … mais dans quelles conditions? Pourrez-vous travailler? Malgré la pénurie de main d’œuvre, votre entreprise survivra-t-elle et voudra-t-elle vous conserver à son emploi ou vous remplacer par un plus jeune, moins coûteux, plus rapide, etc.?
    5. « J’ai le temps, je contribuerai plus tard.» Si vous n’avez pas les liquidités maintenant, comment les aurez-vous plus tard? On revient à la question de budget abordée plus haut. Ce que vous pouvez épargner peut dépendre en partie de votre niveau de revenu, mais également de vos dépenses.  Et on oublie fréquemment l’effet temporel, la magie des intérêts composés. Je vous laisse aller au site d’EdgePoint, une des 6 compagnies avec qui je traite https://www.edgepointwealth.com/fr/Insights/EdgePoint-Academy/Compounding-magic.

Cela termine, dans ce billet, la question du savoir. Êtes-vous passé au connaître? Si vous savez que vous n’avez pas tout compris, vous êtes sur la bonne voie. Vous savez que vous pouvez toujours me contacter, soit par le biais du blogue, en y posant vos questions directement ou en me suggérant de nouveaux sujets, soit par mes coordonnées.

L’Association des professionnels en insolvabilité et en restructuration prévoit une hausse de ces deux types d’activités en 2019. La raison principale est la hausse des taux de crédit. Chaque fois que ça s’est produit, le nombre de faillites a augmenté dans les années suivantes. Et comme dans ces occasions, les consommateurs n’en sont pas conscients, ils ont même l’impression que la situation s’améliore.

Manuvie, pour sa part, a fait faire un sondage sur les intentions de dépenses pour les Fêtes (on pourrait dire la même chose du Vendredi fou ou du Cyber lundi). Vous êtes prêts à vous endetter pour vous procurer cadeaux, repas au resto, vacances. Vous vous sentez obligés, mais vous savez que ça va augmenter votre stress.

Alors, maintenant que vous savez ou même connaissez, est-ce que vous agirez? Sachez que je suis là pour vous. vous n’avez qu’à me joindre.

 

 

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