FINANCES PERSONNELLES 101

 Dans économie, Épargne, Placements

J’ai enseigné l’éducation économique une bonne quinzaine d’années et je suis représentant et conseiller dans les finances personnelles depuis plus de 20 ans. Mon billet de la semaine dernière portait sur l’assurance, de personnes principalement, qui est un secteur pour lequel je détiens un permis (conseiller en sécurité financière, AMF 127469). Mon autre champ d’exercice (sous le même numéro, représentant en épargne collective) porte plutôt sur les finances personnelles directement : épargne et placement. Je vais piger des éléments du programme de l’époque.

 

MODULE 1

De ce module, je retiens deux choses.

Les besoins

À la base, il y a les besoins physiologiques (respirer, boire, manger, etc.). Plus on s’en éloigne, moins on est dans les besoins, plus on est dans les désirs.

La rareté

Tout l’intérêt de l’économie vient du fait que les ressources, matérielles comme humaines, sont limitées. Il faut donc faire des choix.

 

MODULE 3 : La rémunération

Sur quoi se base-t-elle?

Sur la capacité à produire des biens, donc sur les qualités personnelles qu’on a. La formation, à laquelle on peut ajouter bien des qualités : capacité d’observer et de transformer ses observations en améliorations (plus, mieux, plus vite, réduction des ressources, création d’outils, etc.).

À cela, ajoutons la capacité de faire travailler les autres et donc, dans le système capitaliste, à garder pour soi une partie du fruit du travail des autres. Cette capacité dépend de plusieurs facteurs dont :

  • rareté ou abondance de main d’œuvre,
  • niveau de rémunération directe offert en fonction des qualités recherchées,
  • autres conditions de travail : avantages sociaux, fonds de pension, milieu de travail agréable physiquement et socialement,
  • possibilité de se réaliser.

 

MODULE 4 : La consommation

La consommation, c’est l’acquisition de ressources que vous produisez vous-même ou que d’autres ont produites. Dans ce cas, si on ne vous les offre pas en cadeau, vous devez les payer

  • comptant (ou son équivalent), à même votre budget courant,
  • en pigeant dans vos épargnes accumulées ou
  • en empruntant.

Dans votre budget, courant ou à long terme, vous devriez pouvoir prévoir que

  • vos revenus ne seront pas tous dépensés, ce qui donnera lieu à de l’épargne qui est de la consommation différée, pour vous ou vos héritiers, ou de l’investissement reporté;
  • vous dépenserez tout et votre situation financière stagnera;
  • vous dépenserez plus que vos revenus et vous devrez financer la différence par de la désépargne (à la retraite, par exemple, il n’est pas anormal que vous décaissiez des fonds accumulés dans ce but) ou un ou des emprunts.

Épargne

L’épargne, à la base, c’est la mise de côté des sommes non dépensées. Ça peut prendre plusieurs formes :

  • le bas de laine traditionnel ou l’argent caché dans ou sous le matelas;
  • le compte bancaire traditionnel qui a déjà payé des intérêts élevés (il y en a encore qui ne portent plus que le nom) et qui n’en paye plus ou presque en attendant de vous en exiger ( on fait presque ça avec les frais qu’on vous charge);
  • le CPG (certificat de placement garanti ou dépôt à terme selon les institutions.

Le premier vaut en autant que les voleurs ne se présentent pas chez vous (je n’ai pas parlé du vol et de la fraude comme moyen de faire de l’argent, mais ça existe). Le deuxième et le troisième sont garantis à certaines conditions par nos gouvernements.

Placements et investissements

Les deux ont des sens voisins. Si je devais les départager, je dirais que l’utilisation des fonds est un peu moins active dans le premier cas. Un investissement serait l’utilisation d’argent, épargné ou emprunté, pour l’acquisition de ressources permettant de produire des biens. Ces ressources seraient, par exemple, l’acquisition d’un terrain et la construction d’un immeuble pour y accueillir travailleurs et équipements.

Le placement aurait un sens plus passif :

  • argent prêté à l’investisseur (donnant lieu au versement d’intérêts) ou
  • concédé en échange de parts ou actions qui deviennent des titres de propriétés donnant droit de vote, lors d’assemblées des actionnaires, et au partage des bénéfices éventuels.

De façon générale, le rendement espéré augmente avec le risque.

Budget personnel

Le budget est la façon dont vous envisagez de gérer votre argent, essentiellement vos revenus et vos dépenses et, ce qui en résulte votre épargne ou vos dettes.

J’y reviendrai spécifiquement plus tard, mais je vous réfère au document de l’Agence de consommation en matière financière du Canada pour l’instant. C’est un peu long, mais c’est bien fait.

 

MODULE 5 : Institutions financières et inflation

Banques et caisses populaires

Parmi les institutions financières courantes, vous avez les banques (de juridiction fédérale) et les caisses populaires (de juridiction provinciale). S’il y a déjà eu des différences notables entre les deux types, ce n’est plus vraiment les cas. Les deux vous offrent des services d’épargne et de crédit. Leurs taux et tarifs se ressemblent. À vous de choisir le forfait le plus avantageux. Et vous n’êtes pas obligé.e à l’exclusivité. Personnellement, je fais affaires avec les deux, un service étant plus avantageux à un endroit et l’autre au deuxième. Et vous pouvez changer à travers le temps.

Compagnies d’assurance

Elles vous offrent une protection contre un risque financier découlant d’un risque réel. Il y a donc de l’assurance vie, invalidité, maladie grave, santé, voyage, auto, maison, etc. la plupart des compagnies importantes offrent de vous protéger, comme personne, ou de protéger vos biens ou votre responsabilité, souvent avec rabais si vous prenez les deux. Comme indiqué ci-dessus, vous n’êtes pas tenu.e à l’exclusivité ni dans le temps (surtout pour les assurances de biens dont les primes varient énormément dans le temps et d’une compagnie à l’autre).

Inflation

Vous le savez, les prix augmentent (ou les contenants diminuent) parfois sans bonne raison et ne redescendent pas. C’est ce qu’on appelle l’inflation. Si vos revenus ne suivent pas, vous risquez d’être dans le trouble parce que vous aurez besoin de plus d’argent pour vous procurer les mêmes biens.

Par contre, si vos revenus suivent l’inflation, vous pourriez même sortir gagnant.e, si les taux d’intérêt sur vos prêts (hypothécaire, par exemple) ne montent pas trop. Vous remboursez avec une part décroissante de vos revenus.

Mais n’oubliez pas que si vos revenus augmentent, votre impôt augmentera non seulement à cause de ça, mais plus encore quand vous changerez de catégorie (bracket, comme on dit) parce que les impôts sont progressifs.

 

ÉTAT

Taxation

Le gouvernement se finance à même les impôts, les taxes et les permis et le niveau de revenu des différents paliers de gouvernements est toujours en augmentation. Au-delà du niveau d’inflation. Mais comme la fiscalité est extrêmement complexe, vous devez faire un minimum de planification pour éviter, d’une part, d’en verser plus que nécessaire, et, d’autre part, de ne pas profiter des crédits offerts par l’aide gouvernementale. Je vous invite à lire, sur ce sujet, un article récent de Daniel Germain. Vous serez surpris.e d’apprendre, entre autres, qu’une contribution à un REÉR, pas n’importe lequel cependant, peut permettre un remboursement d’impôt plus grand que le montant de la contribution.

Il y a là des aberrations que les gouvernements devraient corriger, mais, tant qu’ils ne le font pas, vous pouvez en profiter en toute légalité.

Aide gouvernementale

Dans le même esprit, si vous pouvez réduire votre revenu imposable, vous pouvez profiter davantage de certaines aides gouvernementales.

 

CONCLUSION

Voilà abordés, bien simplement, l’ABC des connaissances nécessaires pour vos finances personnelles. Pour en savoir plus, fouillez sur mon blogue et consultez un bon conseiller.

poitras@cgocable.ca

450 774 4584

 

Billets recommandés

Laissez un commentaire