L’AIR DU TEMPS DÉBUT SEPTEMBRE 2019

 Dans économie

L’Air du temps, c’est aussi un parfum

 

Où va aller le marché, quel est l’air de temps en cette fin d’été et au-delà? Que peut-on sentir? S’il faut en croire Jurien Timmer, directeur principal, macroéconomie mondiale chez Fidelity, la prochaine récession pourrait être l’an prochain, mais pourrait aussi n’avoir lieu que dans 8 à 10 ans.

 

ÉTATS-UNIS et canada

On semble en fin de cycle. Il y a un ralentissement mondial qui peut nous mener à une récession mais qui pourrait aussi bien entraîner une reprise, même si la dernière récession date de plus de 10 ans. Au vu de la volatilité grandissante dans les marchés, elle-même attisée par les menaces de guerre commerciale, le marché américain insiste pour obtenir une coupure des taux.

La Réserve fédérale y est moins favorable. Une baisse des taux d’intérêts rendrait les obligations moins intéressantes et, par comparaison, le prix des actions plus attirant. Même les actions les moins sexys, services publics et produits de consommation de base, qualifiées de quasi-obligations, et offrant actuellement un rendement 2 fois plus élevé que les obligations, pourraient le devenir davantage. M. Timmer voit même le Dow Jones à 80000 points, possiblement, dans 5 à 10 ans.

Le vieillissement de la population et l’augmentation de la dette publique font peur. Actuellement près de 11 billions $ (pas milliards $) d’obligations mondiales se négocient à des taux négatifs, avant même de défalquer le rendement à cause de l’inflation.

 

AILLEURS DANS LE MONDE

Du côté de l’Allemagne, on n’est pas officiellement en récession, mais la croissance est négative depuis peu. Le Royaume-Uni, empêtré dans la saga du Brexit, voit son économie bien à risque.

La Chine ralentit à cause de la guerre commerciale avec les USA pour laquelle on ne voit pas d’entente à court terme. Elle a dévalué son yuan, ce qui enrage les Américains. Il faut savoir que le taux de change chinois est établi par rapport au dollar. Donc, quand le dollar monte, le yuan monte aussi face aux autres monnaies et les produits chinois sont moins compétitifs. La décision chinoise vise donc à retrouver de la compétitivité.

 

PÉTROLE

Les prix du pétrole ne sont pas prêts de monter vu que le pétrole de schiste est abondant aux États-Unis qui peuvent le produire à bon marché. L’investissement dans la production traditionnelle est un non-sens. Celle dans la production des sables bitumineux encore plus, n’en déplaise à l’Alberta et, petit commentaire politique, au premier ministre Trudeau qui a investi dans un pipeline existant et a promis de tripler sa capacité.

 

CONCLUSION

Devant l’incertitude, ce qui est le lot habituel, une répartition d’actif comportant 60% d’actions et 40% de titres à revenu fixe pourrait-être un bon choix, pour bien des gens, permettant de capturer presque toute la hausse et presque rien de la baisse.

Si vous désirez revoir votre tolérance au risque, vos objectifs afin de bien les financer ou votre répartition d’actif, vous me contactez, maintenant, afin de ne pas reporter ou oublier.

 

Billets recommandés
Showing 2 comments
  • Carl Bruneau
    Répondre

    Bonsoir Denis, très intéressant. Un bon tour d’horizon. Toujours aussi pertinent. Merci.

    • Denis Poitras
      Répondre

      Merci Carl. J’espère que ça t’inspire des actions ou te conforte avec le cours de ta vie financière telle qu’elle est.

Laissez un commentaire