L’AIR DU TEMPS EN JUIN 2020

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Qui d’entre vous aurait dit qu’on en serait là, en juin 2020?

Levez la main.

Personne?

 

LA FINANCE

Les bourses ont bien commencé l’année, puis la COVID-19 dont on avait entendu parler en Chine, puis en Italie et ailleurs, arrive en Amérique vers la mi-février. Les bourses culbutent, de 30% à 40%. Moins de 4 mois plus tard, elles ont repris une grande partie de ce qu’elles avaient perdu ou même plus.

 

 

Il s’agit bien d’un krach, avec un recul de plus de 20% des indices, le Nasdaq étant le moins touché et déjà revenu en territoire positif par rapport au début d’année, mais à un nouveau sommet (10020.35 vs 9817,18) le 10 juin. Ce serait un des plus courts. Pour le Dow Jones, la moyenne est de plus de 500 jours et nous en sommes à 119 (en ce 12 juin).

Cependant, cette chute causée par l’arrêt de l’économie mise en confinement pourrait bien reprendre. Même si les gouvernements la déconfinent graduellement, l’économie pourrait bien rechuter si nous subissons une ou plusieurs autres vagues de cas de COVID. Tant qu’un vaccin ou remède ne sera pas trouvé ou que l’immunité communautaire ne se sera pas développée, le risque de récession nous guette.

Actuellement, la bonne tenue de la bourse repose sur les milliards injectés pour soutenir les individus et les entreprises, mais de tels déficits ne sont pas soutenables à long terme. Si l’épargne est de la consommation reportée dans le temps (pour monsieur et madame tout le monde, entre autres à la retraite, à l’achat d’une maison, etc.), la consommation immédiate de biens par l’endettement entraîne une réduction de la consommation plus tard pour rembourser ses dettes. Pour les gouvernements, c’est un peu semblable. La dette fédérale en 2018-19 était de 685,5 G$. Selon le directeur parlementaire du budget, au 30 avril, le déficit devrait dépasser les 250 millions $. Avec tout ce que le gouvernement a annoncé depuis et ce qui viendra plus tard, on se dirige probablement vers 300 G$ ou plus, soit près de la moitié du déficit accumulé (dette). On ne devrait pas faire la même chose 2 ans de suite, sinon on double la dette.

Si on ne le fait pas, mais que les problèmes continuent, la bourse risque de s’impatienter. La deuxième vague de repli pourrait être plus importante que la première.

Du côté de Québec, selon le ministre des finances, Éric Girard, le déficit actuel tourne autour de 15 G$. Il dit ne pas vouloir prolonger les déficits très longtemps, mais ne pas revenir en période d’austérité non plus.

 

L’ÉCONOMIE

Selon le Fonds monétaire international, l’économie mondiale devrait reculer de 3% en 2020. Pour l’Amérique du Nord, ce serait autour de 6%, pour la zone euro, 7,5%. La Chine et l’Inde progresseraient de 1%. Pour 2021, pour les mêmes zones, il y aurait des progressions 4%, 4,7% et 9,2%, Chine et 7,9%, Inde. Le troisième trimestre de cette année, qui vient de commencer devrait marquer le début du retour. Évidemment, tout ça est conditionnel au non-retour de la COVID-19 de façon importante.

Pour le Canada, Deloitte a préparé le tableau ci-dessous. La remarque précédente s’applique encore, bien sûr.

 

 

CONCLUSION

Si votre situation est précaire, ce n’est peut-être pas le temps d’envisager de grosses dépenses : maison, rénovation, auto, voyage, etc.. C’est peut-être le temps, si vous le pouvez, de commencer ou de grossir votre coussin de sécurité.

Si votre situation est confortable, c’est peut-être le temps de les envisager, d’autant plus que bien des vendeurs ont hâte de baisser leurs inventaires et d’augmenter leurs liquidités ou de baisser leur endettement. Le gouvernement québécois pourrait bien annoncer des programmes pour stimuler les dépenses, vu qu’il n’a pas fait passer son projet de loi 61. Pour le marché immobilier, comme je le signalais dernièrement, il y a moins d’acheteurs et plus de vendeurs qu’avant la pandémie. Ces derniers devraient donc se montrer plus sensibles aux offres qu’ils recevront.

Si vous désirez discuter d’un point ou l’autre, n’hésitez pas.

450 774 4584

poitras@cgocable.ca ou ci-dessous.

 

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