L’AIR DU TEMPS EN MARS 2019

 Dans économie

 

La fin de 2018 et le début de 2019 ont été marqués par une forte volatilité. Le pire décembre de l’histoire en bourse nous a amené à des résultats avoisinants les -10% (mais si vous n’avez pas vendu en panique, vous n’avez rien perdu). Seules les liquidités ont donné du positif. Puis janvier a permis de reprendre ce qui avait été perdu. Et nous voilà en mars 2019.

Les prévisions pour 2019 nous annoncent une croissance plus faible, mais probablement pas de récession.

  • Les États-Unis veulent ralentir la croissance de la Chine par leur guerre froide commerciale. On ne voit pas de récession sauf si l’Imprévisible saute dans le vide.
  • Au Canada, un des problèmes graves est le fort endettement des ménages, surtout si les taux d’intérêts montent, ce que le Gouverneur de la Banque du Canada ne semble pas vouloir faire.
  • La Chine est en ralentissement, mais le gouvernement veut stimuler l’économie en investissant dans les infrastructures.

Le graphique du ratio cours/bénéfice (C/B) du S&P 500, ci-dessous, nous montre qu’après la forte chute de 2008, il est remonté fortement et rapidement à plus d’un écart-type au-dessus de sa moyenne de 20 ans (1 écart-type (σ) équivaut, en gros, à la moyenne des écarts à la moyenne). Il a ensuite amorcé une descente jusqu’au creux de 2011 pour remonter à nouveau à environ 1 écart-type au-dessus de la moyenne. Finalement, nous avons assisté à une redescente qui s’est conclue en décembre dernier.

 

 

Pour comprendre ce ratio, voyons comment il est construit.

  • Pour une entreprise, on prend d’abord le bénéfice réel de l’entreprise (ou le bénéfice anticipé) et on le divise par le nombre d’actions émises. Par exemple, une entreprise fait 1000000$ de profit; si elle a 500000 actions en circulation, le bénéfice par action est de 2$ (1000000/500000). Si l’action se vend 30$ (son cours), le ratio cours/bénéfice est de 15 (30/2).
  • Pour un indice, le processus est le même sauf qu’on ne peut pas faire la moyenne du C/B de toutes les actions. Il faut pondérer en fonction de la capitalisation boursière des entreprises (soit le nombre d’actions X le prix par action).

Plus le ratio C/B est élevé, donc, plus vous payez cher pour une action. Plus le C/B de l’indice est haut, plus le prix des actions, dans leur ensemble, est élevé. Quand l’économie va bien et que les profits augmentent, on accepte peut-être de payer plus cher. Quand les profits diminuent, ça nous tente moins; on est plus porté à vendre ses actions. Quand plus de gens veulent vendre (offre) qu’il y en a qui veulent acheter (demande), si je veux vendre, je devrai baisser mon prix. Quand, c’est généralisé, la bourse chute. Les prix redeviennent plus raisonnables et le processus s’inverse.

Dans le document suivant, vous avez, en haut, un graphique, des évaluations estimées du C/B pour 2019, en bleu, et la moyenne de 10 ans, en vert. Toutes les moyennes sont plus hautes que le C/B estimé. Donc, en principe, les actions sont moins chères qu’au cours des 10 dernières années. Pour certaines, comme aux États-Unis, la différence est faible, donc, les aubaines sont plus rares. Pour d’autres, comme le Japon ou le Canada, la différence est grande et on risque plus facilement de trouver des aubaines. Ce n’est pas le seul critère à regarder pour faire son choix. La valeur et le prix sont 2 choses différentes : si le prix est bas, on a affaire à une aubaine ou à quelque chose de peu de valeur.

La partie du bas vous ramène à la crise de 2008. La ligne du haut vous donne le C/B au sommet et celle du bas au creux qui a suivi. Pour l’Asie sauf le Japon, c’est presque la moitié qui a fondu. Pour le Japon et les États-Unis, la chute est environ du tiers.

 

 

Les deux graphiques semblent pointer vers une croissance des indices boursiers, à moins, encore que l’Imprévisible ne nous jette en bas du chariot. Mais on prévoyait un ralentissement de la croissance et les dernières prévisions prévoient un affaiblissement plus prononcé.

Traduction libre d’un gestionnaire de fonds : « Nous sommes des gestionnaires de risque et non pas des prévisionnistes de risque. » Donc, si vos objectifs sont clairs, si les horizons temporels de chacun sont clairs aussi, si les moyens que vous avez choisi sont suffisants et en accord avec votre tolérance au risque, il n’y a rien à changer. Sinon, vous devez agir maintenant parce que, comme disait un autre gestionnaire : « On ne répare pas son bateau en plein ouragan. », du moins si vous avez le choix.

Pour savoir où vous en êtes, vous pouvez me contacter, en répondant ci-dessous.

 

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