L’AIR DU TEMPS EN OCTOBRE 2014

 Dans Épargne, Placements

 Au Québec… vous écoutez ou lisez les nouvelles régulièrement. Malgré ce que nous promettait monsieur Couillard, il ne se crée pas d’emplois, il s’en perd. Conséquemment, les rentrées fiscales ne sont pas aussi importantes que prévues (un économiste nous rappelait cette semaine la vieille blague : faire des prévisions est très difficile, surtout en ce qui concerne l’avenir). Et les sorties sont plus grandes : aide sociale, mais aussi soins de santé, violence (et ses effets à court et long terme), criminalité, suicides, etc. Et nos bons docteurs travaillent à la hache et non au scalpel. Et ils fessent dans toutes les directions, s’excusent, reculent, sans avoir l’air d’avoir de plan. On veut couper dans l’administration. C’est justement de ce manque de vérification, contrôle et surveillance que sont partis les dérapages de la corruption, collusion qui nous ont coûté des milliards. Danger.

Au Canada, pendant ce temps, le gouvernement est à la veille de nager dans les surplus. Que fera-t-il? La guerre? Si le conflit se mondialise, ça peut coûter cher … longtemps. J’étais tenté d’utiliser « globalise » puisque dans ces drôles de conflits, il y a des armées, mais il y a aussi le terrorisme qu’on peut trouver sur le pas de sa porte. Des baisses d’impôt? Ce serait bien dans la philosophie Harper. Qui va en profiter le plus? Tout probablement ceux qui ont déjà le plus : individus et provinces. Il y aurait moyen de baisser toutes les contributions qui affectent les utilisateurs-payeurs; ça améliorerait la taxation progressive, mais c’est peu probable. On pourrait relever les plafonds des catégories d’imposition, favorisant les moins favorisés au plan des revenus; peu probable aussi.

Aux États-Unis, le chômage est tombé sous la barre psychologique des 6% et l’économie prend du mieux, même si cette baisse est due, en partie, au retrait de plusieurs du marché du travail, découragés. Le Quantitative Easing tire à sa fin. On pourrait voir, vers la mi-2015, les taux d’intérêt grimper. Le Canada suivrait, donc, il pourrait être bon de prévoir et de s’y préparer en conséquence si on est emprunteur.

Aux États-Unis, le dollar est fort. Malgré cela, les exportations augmentent, soutenant la création d’emplois. Ce serait donc le meilleur endroit pour investir. Les consommateurs ont recommencé à acheter et les banques à prêter : maisons et autos, entre autres. On peut donc penser à surpondérer légèrement les États-Unis dans le portefeuille, si ce n’est pas déjà fait.

La Chine veut réorienter son économie vers une moins grande dépendance aux exportations, grâce à une emphase sur la consommation. Elle a perdu beaucoup de son avantage de productivité vis à vis des États-Unis. Donc, les grands investissements en infrastructures vont diminuer et les vendeurs de matières premières vont s’en ressentir. Sa présence va tout de même demeurer grande dans la croissance de la production mondiale.

Le Canada va donc en subir les conséquences (et le Plan Nord aussi). Notre dollar s’en va à 0,85$ face à celui de notre voisin. C’est possiblement une bonne nouvelle, puisque le dollar fort nous a fait perdre 20% de notre capacité manufacturière; dois-je vous nommer les usines qui ont fermé? La hausse de production d’énergie aux États-Unis (pétrole et gaz), remplace des importations, sauf celles du Canada. Nous savons que la production canadienne est en progrès et s’exporte davantage, dont par le Saint-Laurent.

Au final, ici comme ailleurs, au vu des toujours faibles taux d’intérêt, les actions demeurent, pour l’instant plus attrayantes que les obligations qu’on devrait souspondérer. Mais, comme on peut s’attendre à un fléchissement de la bourse, un jour ou l’autre, un bon choix peut être un fonds équilibré. Il en existe plus de 3000 au Canada. Ils varient géographiquement : mondiaux ou canadiens, officiellement, mais avec des tendances vers certains pays, US, Japon, Europe, et dans des proportions très diversifiées. Ils varient aussi selon les proportions d’actions et obligations ou autres titres de revenu fixe ou même d’actifs réels, comme les infrastructures (notre futur pont Champlain, par exemple). Ils varient aussi en fonction des styles de gestion. Donc, voyons ce qui vous convient (actions, revenu fixe ou obligations et équilibrés) en fonction de vos objectifs, du temps dont vous disposez et de votre tolérance au risque.

Parmi les fonds très prudents, je vous ai parlé du Fidelity Répartition de revenu. D’autres m’ont entendu parler du CI Revenu A. Il vise une participation en actions de 20% et des rajustements fréquents pour éviter tout recul, avec un rendement, faible, bien sûr, mais supérieur aux CPG.

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