L’AIR DU TEMPS, ÉTÉ 2020

 Dans Consommation, économie

2020 nous a réservé son lot de surprises, mais je pense que le sac à surprises n’est pas vide. On sait qu’il devrait y avoir des élections au sud. Va-t-il y en avoir au Canada? Il y a recrudescence de la Covid 19 un peu partout. Y en aura-t-il chez nous? Est-ce que ça empirera aux États-Unis? Le gouvernement fédéral va-t-il continuer à garrocher notre argent? Quelles entreprises s’en sortiront? Le nombre de faillites personnelles va-t-il augmenter? Bien des questions, peu de réponses pour l’instant.

LA BOURSE

Après avoir reculé de 30% à 40% en mars, les bourses ont effectué un fort retour, certaines ont même repris tout ce qui a été perdu et sont en territoire positif : le S&P 500, 0,7% et le Nasdaq, 15,2% depuis les sommets des 19 et 20 février. Je dois donc avouer que je me suis trompé.

Ma prévision était que la bourse ne remonterait pas tant que nous ne trouverions pas de vaccin à la Covid. 22 vaccins sont en essais cliniques, mais seulement 5 en phase 3. Mais c’est suffisant pour que la bourse anticipe au moins un résultat positif complet et la bourse est un anticipateur. Ordinairement, la bourse anticipe de 6 mois environ les débuts et fins de récession, mais nous sommes dans une situation inédite.

L’actuelle récession résulte de la fermeture de l’économie découlant du confinement ordonné par les gouvernements. Le confinement a été partiellement levé. Depuis, plusieurs états ont ordonné la refermeture de certaines entreprises, dans la crainte d’une deuxième vague. Mais, dans l’ensemble, l’économie a repris du mieux, plus ou moins rapidement, selon les secteurs et selon les régions et compte tenu de l’appétit des gens à acheter de nouveau.

Une deuxième vague importante pourrait donc casser la reprise et entraîner un nouveau krach. Alors que la Banque Royale adopte un scénario plutôt neutre quant à son portefeuille équilibré type, j’ai joué d’un peu plus de prudence avec les portefeuilles que j’ai revus, réduisant légèrement la portion des actions.

LE CRÉDIT

Le crédit hypothécaire est en hausse alors que celui des cartes de crédit est en chute de plus de 12%. Les gens ont aussi puisé davantage dans leurs épargnes pour leurs achats. J’y vois 2 bonnes nouvelles potentielles.

Se financer moins par cartes de crédit veut dire moins d’intérêts à payer à 10%, 20% ou 30%. Dans le contexte actuel de bas taux, ça devrait être votre dernier recours et, idéalement, pour investir dans quelque chose qui va vous rapporter plus que vous ne payez. Et, parallèlement, les intérêts que vous ne versez pas aux émetteurs de cartes devraient servir à améliorer vos finances, en diminuant le solde de ces cartes, ce qui vous permettra de payer encore moins; c’est le chemin de l’assainissement de vos finances.

Le recours aux épargnes pour payer vos dépenses est aussi une bonne pratique. Ça vous évite de payer des intérêts en utilisant de l’argent qui ne vous en rapporte pas ou si peu.

Une troisième nouvelle est possiblement bonne. L’augmentation du crédit hypothécaire est une bonne chose si c’est pour obtenir et utiliser une marge de crédit hypothécaire à bas taux (3,05% pour moi avec ManuvieUn et c’est disponible pour vous aussi). Encore là, c’est possiblement bon. Si vous y empruntez pour réduire vos dettes de cartes de crédit, c’est indéniablement bon. Si vous empruntez pour investir dans quelque chose qui va vous rapporter plus que les intérêts que vous payez (les intérêts sont déductibles sauf pour vos comptes enregistrés), c’est bon aussi.

L’INFLATION

L’inflation se maintient basse depuis plusieurs années et, si je comprends bien l’intention de la Banque du Canada qui dit ne pas vouloir remonter le taux d’intérêt avant 2023, elle se base sur une perspective de faible inflation d’ici là. Cependant, la pandémie peut nous jouer des tours.

En perturbant l’économie, elle change les règles du jeu. Par exemple, on apprenait cette semaine qu’il y a pénurie de bois de construction. D’une part, beaucoup de gens ont entrepris des rénovations durant le confinement, mais le marché immobilier connaît un boom, y incluant la construction. Donc, on peut s’attendre à une flambée des prix dans ce secteur, ce qui pourrait se communiquer à d’autres.

Ainsi, les hausses et primes versées dans le domaine de la santé vont se répercuter ailleurs. La pénurie de main d’œuvre, PCU aidant, va possiblement provoquer des hausses de salaires généralisées dans plusieurs secteurs. C’est un autre carburant pour l’inflation. Il faudra voir.

CONCLUSION

On peut encore investir en bourse avec une petite prudence par rapport à notre profil de risque.

On réduit son crédit, surtout le plus coûteux (cartes). On peut l’augmenter avec des alternatives à bon marché si c’est pour investir à un taux de rendement plus élevé.

Si l’inflation devait repartir, on aimerait avoir renouvelé son emprunt hypothécaire à bas coût pour 5 ans plutôt que de voir les taux grimper. Il n’y a qu’environ 0,1% de différence entre le taux fixe et le variable. Et, on fait affaire avec un courtier hypothécaire qui va regarder autre chose que le taux car vous risqueriez de payer cher la poursuite du plus bas taux.

Pour des conseils plus personnalisés,

450 774 4584

poitras@cgocable.ca

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