LE CHOIX DE VOTRE CONSEILLER

 Dans Consommation

 

Votre conseiller vous conseille-t-il vraiment, efficacement? Voici quelques éléments à partir desquels vous pourriez juger de ses qualités.

  • Vous pose-t-il des questions?
  • Vous rend-il plus compétent dans vos finances? Sinon, vous risquez d’être vulnérable à l’angoisse, mais aussi à la fraude.
  • Vous conseille-t-il ou vous dit-il : « Signez ici » ?
  • Vous aide-t-il à mieux contrôler vos finances?
  • Vous aide-t-il à accroître votre patrimoine? C’est complexe.
    • À qui, à quoi se fier?
    • Comment suivre les marchés?
    • Quelles stratégies fiscales utiliser?
    • Comment prévoir suffisamment pour ne pas survivre à ses épargnes à la retraite?
  • Vous aide-t-il à le protéger?
    • Comprendre le rôle de l’assurance dans vos finances.

Répond-il aux principales excuses qui sont, selon un sondage effectué pour la RBC : « J’ai des difficultés à cause …

  • de la hausse du coût de la vie (60%),
  • de dépenses imprévues (51%),
  • des coûts liés aux enfants (40%),
  • du prix élevé des maisons (30%) et
  • d’un salaire plus bas que prévu.

L’Agence de consommation en matière financière du Canada vous donne aussi des conseils sur le choix de votre conseiller https://www.canada.ca/fr/agence-consommation-matiere-financiere/services/epargnes-investissements/travailler-conseiller-financier.html#toc4.

Elle suggère, entre autres, de poser des questions au conseiller sur

  • ses études et son expérience,
  • ses accréditations ou sa désignation,
  • depuis combien de temps sa société est en affaires,
  • depuis combien de temps il est avec la société,
  • est-ce que lui ou sa société est inscrit auprès d’un organisme de réglementation des valeurs mobilières,
  • quels sont les produits et services qu’il offre,
  • comment il vous aidera à atteindre vos objectifs,
  • est-il payé par un salaire, une commission ou d’autres frais,
  • la fréquence de vos rencontres,
  • comment il vous tiendra au courant,
  • des références de clients précédents (si des clients acceptent de témoigner, car cette relation est confidentielle),
  • comment détermine-t-il quels investissements sont appropriés pour ses clients,
  • est-il autorisé à vendre d’autres produits,
  • a-t-il déjà fait l’objet de mesures disciplinaires d’un organisme réglementaire,
  • des restrictions, des modalités ou des conditions ont-elles été imposées dans le cadre de l’approbation de son inscription,
  • est-il visé par une enquête par les organismes réglementaires en matière de valeurs mobilières au Canada?

L’Autorité des marchés financiers est l’organisme de réglementation au Québec. Pour vérifier qu’un conseiller ou une entreprise est inscrit et, donc, autorisé à vous donner conseils et services, vous allez à https://lautorite.qc.ca/grand-public/registres/registre-des-entreprises-et-des-individus-autorises-a-exercer/. Quelqu’un de proche a récemment été approché dans ce qui me semble de la vente pyramidale. Si ça vous arrive ou si vous avez quelque doute que ce soit, demandez leur permis et vérifiez sur ce site. Sinon, fuyez. N’hésitez pas à dénoncer à l’Autorité, à la Chambre de la sécurité financière https://www.chambresf.com/fr/protection-du-public/ ou à la police.

Je termine avec Jean Dupriez, un expert reconnu dans notre domaine et qui a écrit un livre sur le sujet : « Savoir choisir son conseiller financier ». Selon lui, les gens commettent 3 erreurs en choisissant un conseiller.

Si vous faites de la lecture rapide, vous évitez peut-être la première erreur : vouloir choisir son conseiller en moins de 5 minutes.

Faire affaires avec une grande banque, ou une caisse, vous garantit que certains produits sont bons, mais si vous croyez que tous leurs conseillers sont bons, vous commettez la deuxième erreur parce que ce n’est pas le cas et, je l’ai déjà mentionné. Si votre conseiller d’une institution est bon, vous risquez de le perdre lors d’une promotion, une espèce de principe de Peters, mais organisationnel. Vous devriez choisir votre conseiller au lieu de laisser l’institution vous en assigner un.

Finalement, la dernière erreur est de ne pas poser de questions parce que vous sentez que vous n’avez pas suffisamment de compétences. Si ce conseiller tente de vous faire sentir inférieur, fuyez-le. Quand j’étais prof et que des élèves posaient des questions que d’autres élèves qualifiaient de nulles, débiles ou autres mots du même genre, je répondais invariablement que

  • ces élèves payaient le même prix qu’eux et avaient donc droit à une réponse satisfaisante et que
  • si les questions visaient à me faire perdre mon temps, je finirais pas m’en rendre compte et agirais en conséquence.

Donc, posez toutes vos questions et votre conseiller devrait trouver le moyen de vous éclairer.

Sinon, vous me contactez. Vous pouvez même me contacter sans cela.

 

 

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