LE RISQUE ET LES ACTIONS

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LE RISQUE ET LES ACTIONS

Les Bourses sont en chute un peu partout (fin 2015). Au Canada, le TSX/S&P est à son plus bas en 52 semaines, près de 19% plus bas que le sommet (28 août 2015). Est-ce que la descente est terminée? C’est difficile à dire. Que faut-il faire? Votre tolérance au risque est différente de celle de votre voisin ou de votre conjoint(e). Elle varie même dans le temps. Voici une des questions du questionnaire d’Excel gestion privée qui va nous permettre de l’évaluer.

La valeur de votre portefeuille de placement peut croître ou baisser avec le

            temps. En présumant que vous avez investi 10000$, quelle baisse de valeur de

            votre portefeuille de placement êtes-vous prêt à tolérer sur 12 mois?

                        Je ne pourrais tolérer aucune perte.

                        -300$ (-3%)

                        -1000$ (-10%)

                        -2000$ (-20%)

                        Plus que 2000$ de perte (plus que -20%)

Considérant que le marché a baissé de 19%, est-ce que cela vous a stressé tant que ça? Avez-vous vendu? Oui? Je suis sincèrement désolé pour vous; là vous avez vraiment perdu. Vous avez cédé à l’aversion au risque. Vous n’avez pas suivi le conseil de l’AMF http://www.lautorite.qc.ca/fr/volatilite-marches.html.

Figure 1

Que se passe-t-il après une chute? Eh bien, oui! Le marché remonte. Inévitablement. Comme la marée. Et même mieux que la marée, puisque le marché monte plus qu’il n’a baissé. Voyez donc ce qui s’est passé sur le marché américain au cours des années; le marché canadien est largement semblable.

Figure 2

Donc, pour poursuivre avec notre questionnaire de tolérance au risque, voici une autre question.

De septembre 2008 à novembre 2008, le marché boursier nord-américain a

perdu plus de 30% de sa valeur. Si vous déteniez un placement qui a perdu

plus de 30% de sa valeur en 3 mois, vous

  • vendriez le solde restant de ce placement pour éviter d’autres pertes,
  • vendriez une portion du solde de ce placement pour protéger une partie de votre capital,
  • conserveriez ce placement dans l’espoir d’un rendement futur plus élevé,
  • achèteriez plus de ce placement alors que les prix sont plus bas?

Est-ce que les informations données depuis le début ont influencé votre réponse ou non? Si oui, c’est ce qu’on appelle l’effet d’ancrage. Nous sommes sensibles à l’ordre dans lequel les choses sont dites. Alors, méfiez-vous de cela.

Voici une autre information; vous la connaissez certainement; je ne fais que vous la rappeler. Il faut acheter quand le marché est bas et vendre quand il est haut. C’est ce que suggère la figure 1. Est-ce ce qui se passe? Oui pour ceux qui contrôlent leurs émotions. Malheureusement, les non-initiés et ceux qui ne sont pas capables de rester disciplinés vont faire le contraire… et perdre de l’argent. C’est là qu’un bon conseiller qui communique fréquemment avec vous a son utilité.

Et puis, la réponse à la question : que feriez-vous entre vendre, conserver et acheter?, quelle est-elle pour vous, à ce moment-ci, si vous aviez des placements ayant baissé de 19% et des liquidités pour en acheter? Je suppose que la réponse varie beaucoup selon les personnes. Et la décision de conserver des liquidités pour profiter des baisses varie beaucoup aussi selon les investisseurs et les gestionnaires. Sur 32 de mes fonds préférés, le niveau de liquidité varie entre 0,68% et 33,27% dernièrement. L’un se dit qu’il faut être pleinement investi tout le temps; la raison en est que si vous ne l’êtes pas et que vous manquez les premiers jours de la reprise, votre rendement est grandement affecté. L’autre se dit qu’en ayant des liquidités on évite en partie les grosses chutes et on profite des aubaines. Qui a raison? Personne n’a tort, à la condition expresse de suivre sa stratégie tout le temps. Et ça peut être difficile de maintenir sa décision sous la pression, mais la réussite est à ce prix. C’est là que le gestionnaire, qui le fait à votre place, et votre conseiller, qui communique avec vous et vous rappelle ces principes, valent largement les commissions que vous leur versez. http://www.conseiller.ca/nouvelles/se-passer-des-services-dun-conseiller-mauvaise-idee-54852

Je vous invite à écouter le dr Michael Hasenstab, directeur des placements (chief investment officer) chez Templeton http://link.brightcove.com/services/player/bcpid1995251615001?bckey=AQ~~,AAAAuuIiYUk~,qPWDGbccYuJztmSHDSkU24LI1QB-fgtm&bctid=4443844068001. Il parle de la situation actuelle et des occasions qu’il voit (7 minutes environ).

Si on peut se permettre de cesser de regarder le court terme, pour regarder le long terme, ça devient moins épeurant (ou plus rassurant). Je le disais plus haut, après une chute il y a remontée. Et cette chute est souvent nécessaire. L’optimisme se développant jusqu’à l’euphorie, la valeur accordée aux entreprises n’a aucun sens dans plusieurs cas. Il faut donc la ramener à des niveaux réalistes. C’est ce qui nous amène ces soubresauts. Mais à long terme, les indices généraux redeviennent positifs, comme l’indique la figure 3.

Figure 3

Une autre façon de le voir est de regarder l’évolution de l’indice de la Bourse de Toronto, depuis 1990, par exemple. Si vous allez sur  ce site, http://www.ci.com/orderform/pdf/toolkits/tk_market_volatility_f.pdf, vous pourrez avoir une perspective de 50 ans, excluant la dernière année, mais ça change peu de choses à l’évolution.

Donc, si on essaie de se résumer, mais pas nécessairement dans l’ordre.

  • Les marchés fluctuent, c’est dans leur nature. Parfois ils montent, parfois ils baissent. Mais dans l’ensemble, la tendance est positive, sur une longue période, même si vous êtes entré dans un sommet. C’est le rendement qui serait diminué dans ce cas. Beaucoup d’investisseurs ont tendance à le faire, émotionnellement, même si la théorie dit d’acheter quand c’est bas.
  • On peut réduire les émotions liées aux fluctuations du marché avec une répartition d’actif liée à votre tolérance au risque. Il y a plusieurs questionnaires que vous pouvez trouver, mais rien ne vaut d’y répondre avec l’aide d’un conseiller. Il vous posera des questions pour s’assurer que vos réponses reflètent bien votre tolérance au risque habituelle. Il n’y a pas de meilleure répartition d’actif en soi; il y en a une meilleure pour vous, selon votre tolérance au risque.
  • Il n’y a pas de meilleure stratégie en soi, non plus. Il y en a une avec laquelle vous êtes plus à l’aise. Elle sera la meilleure stratégie pour vous à condition que vous la respectiez tout le temps, que le temps (boursier) soit beau ou mauvais.

Votre conseiller devrait revoir avec vous votre tolérance au risque de temps à autre. Si votre situation change, il faut revoir votre tolérance au risque :

  • nouvel emploi, changement d’emploi ou perte d’emploi
  • augmentation de revenus ou baisse de revenus
  • nouvelle relation ou fin de relation
  • arrivée d’un enfant
  • décès d’une personne proche
  • difficulté financière d’un proche qu’il faut aider
  • achat d’une maison et hypothèque
  • héritage
  • retraite ou passage du REÉR au FERR.

Au besoin, contactez-moi.

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