L’OURS (bear market, marché baissier) S’EN VIENT

 Dans Placements

Et vous ne voulez pas être le poisson.

À moins d’être déjà dans un marché baissier, prédire qu’il y en aura un n’est pas difficile. C’est une certitude. Ce qui l’est davantage, c’est d’annoncer quand il commencera. Comme la dernière baisse importante remonte à 2008 (il n’y a eu aucune année négative depuis pour le S&P 500), la prochaine est plus près que loin, vraisemblablement.

Maintenant que nous savons qu’il y aura une baisse, comment nous y préparerons-nous? Avec votre conseiller (vous n’en avez pas? contactez-moi), vous revoyez votre plan. Dans ce plan, vous avez distingué vos objectifs à court terme et ceux à plus long terme.

Pour vos objectifs à court terme, la contrainte que vous aviez n’était pas le rendement, mais la protection de votre capital. Donc, oui vous avez cherché le meilleur rendement possible mais sans risque de voir vos avoirs diminuer. N’oubliez pas que nous ne savons pas quand le prochain marché baissier va se pointer.

Et si vous êtes déjà à la retraite, vous devriez peut-être prévoir que la combinaison de vos revenus de retraite (pension de travail et pensions gouvernementales) et de vos épargnes facilement disponibles puissent couvrir jusqu’à deux ans de dépenses.

Pourquoi autant? Parce qu’on ne sait pas non plus combien de temps le recul va durer ni le temps que la remontée prendra. En moyenne, depuis 1956, le S&P/TSX recule pendant 9 mois (entre 4 et 17). Pour le S&P 500, le recul moyen est de 12 mois (entre 2 et 21).

Pour vos objectifs à long terme, vous devez penser différemment. Vous devez établir votre horizon temporel, soit le temps de maintenant à la réalisation prévue pour un objectif. Par exemple, le temps dont vous disposez varie selon qu’il s’agit de votre retraite, des études des enfants, du paiement initial pour une maison ou de l’achat de votre prochain véhicule. On peut être dans le long terme, comme vous le constatez, mais les échéances varient et diminuent graduellement jusqu’à devenir du court terme. Il faut alors ajuster sa stratégie.

Tant que nous sommes dans le long terme, nous devons tenir compte de notre tolérance au risque pour adopter une répartition d’actif en conséquence. Moins notre tolérance est élevée, plus la portion de revenu fixe (obligations ou CPG, par exemple) sera élevée. Plus nous acceptons le risque, plus la portion des actions est grande. En fait, nous devrions dire « volatilité » plutôt que risque, même si le risque est réellement présent dans certains cas. Il l’est pour les actions, mais il l’est aussi pour les obligations, surtout celles de longue durée, dans un contexte de remontée des taux d’intérêts. Pour en savoir plus sur le risque : http://lebloguefinancier.com/le-risque-et-les-actions/.

Quant à la répartition d’actif, elle comporte de multiples aspects http://lebloguefinancier.com/le-choix-des-fonds-communs-de-placement-partie-2/. En gros, en plus de la répartition entre actions et revenu fixe, il faut tenir compte du style de gestion, des compagnies et des gestionnaires, de la répartition géographique et se servir de certains outils techniques pour analyser les fonds.

Contactez-moi pour réviser vos placements ou pour commencer à en faire.

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