QUOI FAIRE EN 2017 ?

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QUOI FAIRE EN 2017 ?

Sol répétait souvent : « Quoi faire, quoi faire ? ». Si vous avez fait votre petite contribution REÉR sans trop y penser, à votre banque (et ses filiales) ou à votre caisse, https://www.lesaffaires.com/blogues/daniel-germain/cotiser-au-reer-pour-sauver-de-limpot-mauvaise-idee/593589 et sa suite http://www.lesaffaires.com/blogues/daniel-germain/reer-satan-vous-repond/593656 on vous a probablement mis ça dans un de leurs innombrables (selon Morningstar) fonds équilibrés : BMO 268, CIBC 380, Desjardins 208, BNC 156, RBC 275, Scotia 130, TD 279.

Redondance ? Les fonds équilibrés canadiens de Desjardins sont au nombre de 59. Les fonds équilibrés sont généralement séparés en 3 groupes selon la portion d’actions et de titres à revenu fixe qu’ils comptent, soit actions, revenu fixe ou neutre si la proportion avoisine 50-50. 59 fonds, c’est quasiment un fonds à tous les 2% de différence ; y a-t-il exagération dans la multiplication ? Et leur fonds mondiaux : 111; plus qu’un à chaque point de pourcentage.

Pour qui a les moyens (minimum 15000$), voici des fonds qui valent la peine. EdgePoint offre essentiellement 4 fonds. Si on considère les différentes versions, on multiplie par 4 ou 2 fois 2 : une version pour les provinces avec TVH et une pour les provinces sans ; une version pour achat à frais d’entrée et une pour achat à frais de sortie réduits.

Pour faire simplement, vous pouvez aller sur le site https://www.edgepointwealth.com/fr/#category=all.  En fait, les 4 fonds sont encore un 2 fois 2 : un portefeuille d’actions et un équilibré ; un portefeuille canadien et un mondial. Dans la version à frais d’entrée, les 4 portefeuilles se classent dans le premier décile (top 10%) sur les périodes de 1, 3 et 5 ans, soit celles pour lesquelles on a des résultats. Pour ces périodes aussi, les rendements annuel ou composés dépassent 10%, une fois les frais déduits.

Comment arrive-t-on à de tels résultats ? D’abord par la gestion active. La gestion active, c’est le contraire de la gestion indicielle qui cherche à reproduire l’indice. Et pour de la vraie gestion active, les titres du fonds doivent être au moins à 80% différents de ceux de l’indice. C’est ce qu’il y a dans les fonds canadiens, 86%, mais, surtout, dans les fonds mondiaux où la différence dépasse les 96%.

Il est bien connu que pour faire de l’argent, il faut acheter à bas prix et vendre quand le prix est élevé. Les investisseurs conservateurs vont préférer des titres sûrs (blue chips, Colgate, Kellogg, etc) à faible croissance, qu’ils vont payer cher en regard du cours/flux de trésorerie disponibles (free cash flow), 23 fois en moyenne. Les investisseurs agressifs vont préférer des  titres de croissance (Tesla, Amazon, Netflix, etc.) qu’ils vont payer cher en regard  du ratio cours/bénéfices prévus, 148 fois en moyenne, mais dont la croissance des revenus prévus est élevée, 29% en moyenne. EdgePoint va choisir des titres dont la croissance moyenne des revenus est de 6%, mais dont le ratio cours/flux de trésorerie disponibles prévu avoisine 13. Auparavant les gestionnaires ont analysé des tonnes de données de centaines d’entreprises et rencontré les cadres supérieurs de plusieurs d’entre elles.

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Dans ce graphique, on trouve une série de points. Sur l’axe horizontal, on trouve les ratios cours/bénéfice (C/B) payés en moyenne pour l’indice S&P 500 une année donnée et, sur l’axe vertical, le rendement moyen après 10 ans, de 1937 à 2015. Nous savons bien ce que le bon sens dit : moins vous payez cher, plus votre rendement moyen est élevé. La ligne centrale représente une moyenne et les deux lignes rouges, les minima et maxima que vous pouvez attendre.

Sur cette base, la discipline de sélection des titres prévaut chez EdgePoint. Si vous traciez une ligne verticale à 13 fois les bénéfices et une horizontale au point d’intersection de la moyenne, vous obtiendriez un rendement d’environ 12%. Moins les frais de 2 et quelques pourcent, vous auriez les 10% dont je vous ai parlé tantôt. Mais comme le cours monte et descend périodiquement, le rendement n’est pas stable ni garanti, mais vous vous assurez d’avoir un bon rendement à un risque raisonnable. À un cours  d’environ 24 fois les bénéfices, comme actuellement, c’est plus intéressant de vendre que d’acheter. La stratégie doit donc être ajustée.

Parlant de risque, EdgePoint dit ce qu’elle en pense https://www.edgepointwealth.com/fr/Portfolios/EdgePointCanadianPortfolio#tab=1. Je partage ce point de vue. L’écart-type est une mesure. Il y en a d’autres. Le ratio de capture à la baisse en est une que j’affectionne : quand l’indice de référence recule de quel pourcentage de ce recul le fonds recule-t-il? Par exemple, si l’indice baisse de 10% et que le fonds ne fond que de 6%, son taux de capture à la baisse est de 60%. Sauf court terme, il est presque toujours inférieur à 100%. La volatilité en soi représente le risque, mais des opportunités tout autant.

Pour en savoir plus sur ces fonds et d’autres, pour revoir votre portefeuille, pour réviser (ou mettre en place) votre stratégie d’investissement, REÉR, FERR, CÉLI, REÉÉ, non enregistré, etc., vous me contactez.

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