REÉÉ aliser ses rêves

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REÉÉaliser ses rêves

Il y a un peu plus de deux semaines, je publiais un autre billet sur le REÉÉ http://lebloguefinancier.com/rappel-sur-les-reee/. Depuis, deux autres articles ont été publiés qui parlent du REÉÉ.

Selon le premier que j’ai lu, http://www.conseiller.ca/nouvelles/payer-ses-etudes-soi-meme-aide-a-la-gestion-financiere-63559, sans surprise, les étudiants qui reçoivent moins d’aide parentale doivent s’organiser davantage et mieux gérer un budget plus serré. En fait, il n’y aurait pas eu ce sondage RBC et vous et moi aurions pu le dire. Ce qui est moins évident, mais tout aussi logique, c’est que ces étudiants acquièrent une plus grande confiance dans leurs décisions financières. Cela ne devrait pas les dispenser de développer leurs compétences financières.

Dans le deuxième, le sondage Universitas révèle des choses acceptables et d’autres qui me rebutent un peu http://www.conseiller.ca/nouvelles/le-cout-reste-un-frein-aux-etudes-postsecondaires-63552.

Commençons par ce qui se conçoit bien. Il est certain que le coût des études universitaires est élevé … si vous y allez à temps plein, dans une ville éloignée et sans travailler. Je répondrais que les études universitaires sont disponibles à temps partiel. Si je remonte à mes études, commencées il y a plus de 50 ans, je les ai poursuivies, après 3 ans à temps plein, par de nombreuses sessions à temps partiel, le soir durant l’année et le jour durant les vacances d’été. Il faut le vouloir (avec l’accord bienveillant de ma conjointe, merci Monique !) et persévérer. Mais si je ne voudrais plus avoir à pénétrer à Montréal comme je le faisais à l’époque (en 1 heure du Séminaire à l’université de Montréal ou McGill), nous avons aujourd’hui accès à des cours universitaires à Longueuil, Drummondville ou, même Sherbrooke (1 heure 15 de chez moi par la 20, puis la 55). De chez vous, c’est une autre formule, mais semblable. Mais il y a quand même des coûts et qu’un jeune sur 3 considère cela comme un obstacle se conçoit.

L’aide devient donc très importante. Et vous avez 2 choix, parfois les deux, parfois aucun. L’aide parentale peut se montrer très importante, nulle ou entre les deux. Certains achètent même des condos, nids des petits, et peuvent payer les études, la scolarité, la bouffe ou tout ça ou rien du tout. Une façon de le faire est à travers l’aide gouvernementale. Cette aide comprend les contributions au REÉÉ, mais aussi, il convient de le mentionner, les droits de scolarité très bas au Québec (nuls au cégep dans certains cas) et les prêts et bourses. Un frein important chez nos voisins du sud, vient justement des dettes d’études qui peuvent représenter plusieurs milliers de dollars (américains, bien sûr). Et toute cette aide, chez nous, constitue un incitatif, surtout chez ceux qui ont vu leurs parents investir en vue de leurs études.

Là où je suis en désaccord avec ce que nous présente le sondage, c’est lorsque l’estimation des coûts est évaluée à 35000$ pour deux ans de cégep et 100000$ pour 5 ans d’études post-secondaires. Je ne dis pas que c’est impossible, mais je dirais qu’on est loin de la moyenne. Considérons aussi que tout le monde doit vivre : épicerie, loyer, cellulaire, transport, etc. Donc, au final, il n’en coûte pas tellement plus pour étudier, mais ça demande réflexion et organisation.

Rappelons aussi la motivation nécessaire aux études qui est souvent bien plus présente quand les études sont valorisées par le milieu familial. Une grande partie de la Révolution tranquille tient au fait que si le gouvernement a créé des outils d’éducation (ministère et cégep, réseau de universités du Québec), les parents, souvent peu scolarisés, avaient déjà commencé à favoriser l’accès aux études supérieures.

J’ai mentionné dans mon précédent billet que les enfants eux-mêmes pouvaient contribuer à un REÉÉ pour eux. Les parents peuvent aussi le faire, la parenté, les amis, les voisins, etc.. Pour le faire, contactez-moi.

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