LA RETRAITE : MODE D’EMPLOI

 Dans Assurances, Épargne, Placements, Régimes enregistrés

votre retraite?

 

Quel genre de retraite voulez-vous? Le Lux Gouverneur vous promet une retraite WOW. Combien ça coûte? Pour un appartement de 2 chambres, entre 1200 et 1500 pieds carrés, ça varie, avant les bébelles, entre 2500$ et 3200$ par mois. Ça veut dire entre 30000$ et 38400$ par année, mais davantage avec les bébelles. Pouvez-vous vous le permettre? Pourrez-vous faire l’épicerie?

 

CE QU’ON SAIT :

 

  1. Le temps : il vaut mieux avoir du temps pour préparer sa retraite.
    1. Plus vous en avez, plus petites seront les contributions que vous devrez faire chaque semaine ou mois. C’est évident. Si vous voulez épargner 10000$ et que vous avez 10 ans, vous devez mettre 1000$/an contre 10000$ dans la même année si vous n’avez qu’un an. Mais c’est oublier la magie des intérêts composés. Par exemple, dans ce cas, au taux de 6%, pour des montants investis en début d’année, ça représenterait 13972$ vs 10600$. Commencez tôt.
    2. Plus vous pourrez contrebalancer pour les malheurs qui peuvent survenir en cours de route.
    3. Il y a aussi votre durée de retraite: plus tard vous prendrez votre retraite, moins vous aurez besoin d’argent. Vous devriez planifier pour davantage que votre espérance de vie (50% vivent plus vieux).
  2. Les montants : ici, le calcul est nécessaire. Vous devrez prendre en compte
    1. votre budget au moment de la retraite. Partez de vos dépenses actuelles et ajoutez ce que vous voulez (vacances, etc.) et ce qui est prévisible (soins de santé accrus, etc.). Certaines choses pourraient s’ajouter plus tard (coût de la maison de retraite, etc.).
    2. Ajoutez l’inflation pour toutes les années d’ici l’année prévue pour votre retraite et pour les années subséquentes. Le taux qui est à 2% ou moins depuis des années vient d’atteindre 2,3%.
    3. Votre budget comporte aussi une colonne de revenus. En plus de vos revenus de placements ou de pension, tirés d’une base fixe, il pourra y avoir aussi des revenus occasionnels (vente de maison ou d’entreprise, héritage, etc.).
  3. Le rendement : les sommes sur lesquelles vous pourrez travailler, (excluant donc la rente de Retraite Québec, la Pension de sécurité de vieillesse (et, je n’espère pas, le Supplément de revenu garanti) et votre fonds de pension) vont dépendre de votre répartition d’actif. Cette dernière dépend de votre tolérance au risque qui dépend de conditions objectives (horizon temporel, valeur nette, etc.) et de conditions subjectives (connaissances estimées, croyances). N’oubliez pas que les gestionnaires de la Caisse de dépôt et de placement du Québec ou ceux de votre fonds de pension ne s’inquiètent en aucun cas de vos conditions subjectives.
  4. La fiscalité : vos épargnes vous appartiennent, mais l’impôt aime bien en avoir sa part. L’aide d’un fiscaliste peut donc être appréciable, voire requise. Les revenus générés peuvent être soumis à l’impôt.
    1. Ce n’est le cas du CÉLI. Les retraits, qu’ils proviennent de vos contributions ou des gains, ne sont pas imposables. C’est donc un véhicule à privilégier, surtout si d’autres revenus sont imposables
    2. C’est le cas du REÉR et de tout ce qui lui ressemble : CRI, FERR, FRV, RPDB, RVER et des prestations d’un fonds de pension et votre rente RRQ. Vos contributions vous ont donné droit à une déduction, donc vos retraits sont imposables. Si vous ne pensez pas que vos revenus de rente et pension seront importants à la retraite alors que vos revenus de travail sont élevés, les contributions au REÉR sont une bonne option.
    3. Pour vos épargnes non enregistrées, la forme juridique compte. Les fonds communs de placement constitués en société voient tous leurs revenus, ou presque, considérés comme du gain en capital et donc imposés à un taux inférieur. À l’opposé, les revenus d’intérêt (compte bancaire, CPG, obligations) sont imposés au taux maximum.
    4. La composition du retrait compte aussi. Les fonds de série T accumulent les revenus et vous remettent, mensuellement, votre capital, jusqu’à l’épuisement de celui-ci. Durant cette période, vous ne payez donc pas d’impôt. L’impôt sur ces revenus est donc différé.
  5. Votre conseiller est là pour vous aider avec tous ces points et avec tout ce qu’on ignore.

 

CE QU’ON NE SAIT PAS :

 

  1. L’évolution de la situation dans le monde financier : crises, inflation, autant durant la phase d’accumulation que la phase de décaissement
  2. Votre santé : votre santé est bonne et le demeurera ou prendrez-vous une assurance invalidité (au-delà de celle de votre employeur; sera-t-il toujours votre employeur?)?
  3. Votre emploi ou entreprise : dans le monde d’aujourd’hui, ce qui est là maintenant le sera-t-il demain?

 

CE QUE NOUS SURVEILLERONS :

  1. La progression de votre plan : nous tâcherons d’être un peu en avant de ce qui est prévu pour éviter des corrections fortes si de graves situations arrivaient : perte d’emploi, maladie, divorce, etc… Le cas échéant, nous verrons les meilleures mesures à prendre: révision du budget (augmentation des revenus, diminution des dépenses), vente d’actifs, report de la retraite, etc…
  2. L’amélioration de votre littératie financière (vos connaissances en matière de finance : plus vous connaissez, moins vous êtes paralysés par des peurs irraisonnées et non fondées); cela devrait vous permettre d’accepter des risques calculés plus grands à court terme qui vont vous permettre de réduire votre risque à long terme.

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