RISQUE DE SURVIE: QUI VA MOURIR EN PREMIER? VOUS OU VOS ÉPARGNES?

 Dans Épargne

risque de non survie (crédit Conseiller.ca)

Dans une récente chronique dans Le Devoir https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/525826/vos-finances-la-prudence-ne-paie-pas-a-la-retraite,  Gérard Bérubé aborde la question du risque de survie à vos épargnes sous l’angle de l’attitude.

Il parle de la Corporation de gestion de placement Claret qui a fait une étude sur la période de 1914 à 2004, chiffres réels, donc, découpée en 70 tranches de 30 ans. Si vous retiriez, au départ, 4%, indexés à l’inflation et comprenant les impôts à payer, la probabilité d’épuiser votre capital ne serait que de 5%. En pratique, si vous voulez 40000$ bruts, vous aurez besoin d’un capital de 1 000 000$ (40 000$ / 4%).

Mais si vous n’avez toujours que ce petit million (« pas si petit que ça », vous me direz, « essaye d’accumuler 1 000 000$ »), et que vous voulez retirer 50 000$ par an (5%)? La probabilité d’épuiser votre capital augmente, bien sûr. Claret a calculé qu’autour de 8% de retrait brut initial, 80 000$ annuels dans notre exemple, sur 30 ans, indexés, votre risque tourne autour de 50%. Vous auriez une chance sur deux de manquer d’argent avant votre décès (établi ici après 30 ans de retraite; si vous vous retirez à 35 ans, alors bonne chance).

Une petite digression : si vous avez un fonds de pension à prestations déterminées (qui vous dit combien vous recevrez, par exemple: 2% de la moyenne de vos 5 meilleures années de salaire par année de service, avec un maximum de 70%) C’est comme si vous achetiez une rente. La rente viagère vous donne la sécurité : vous recevrez le montant convenu avec la compagnie d’assurance durant toute votre vie. Le capital (ou un fonds de pension à cotisations déterminées) vous donne de la flexibilité : vous investissez où vous voulez (et, pour le capital, retirez ce que vous voulez quand vous voulez), avec tous les risques.

Revenons à ce que dit Claret. Cela suppose une répartition d’actif d’au plus 50% de titres à revenu fixe, donc, d’au moins 50% d’actions. Si vous allez à 100% de revenu fixe, avec un retrait initial de 4%, vous avez environ 50% de chances de réussir. Le taux idéal, serait autour de 25-30%, donc, 70-75% d’actions. Vous comprenez que si vous ne détenez que des obligations ou, pire, des CPG, et, qu’en plus, vous voulez retirer 8%, annuellement et indexés, de votre capital initial, vous courez après le trouble et que votre probabilité de manquer d’argent avant votre décès se rapproche de 100%.

Regardez le tableau Excel ci-dessous et pratiquez vos simulations. Par exemple, un portefeuille équilibré composé à 50% d’actions canadiennes et à 50% d’obligations canadiennes aurait donné, ces 15 dernières années 6,45% basé sur les chiffres tirés de Morningstar :

  • 8,95% pour le S&P/TSX
  • 10,10% pour le S&P 500 (en dollars US)
  • 7,32% pour les actions mondiales
  • 8,83% pour les actions de petites capitalisations canadiennes
  • 9,11% pour les actions de petites capitalisations américaines
  • 8,17% pour les actions de petites capitalisations mondiales
  • 3,94% pour les obligations canadiennes
  • 2,61% pour les obligations mondiales et
  • 2,20% pour les CPG.

 

La compagnie de fonds communs de placement Sentry (achetée par CI) a fait une étude semblable avec des conclusions semblables. Elle propose des portefeuilles de revenu réel établis en fonction de l’âge de l’investisseur. Avec 1000 simulations, on établit à 95% le niveau de confiance que le revenu durera jusqu’à au moins 90 ans. La composition varie avec le temps et la proportion d’actions diminue jusqu’à 20%. Comparativement, un portefeuille équilibré (50% d’actions et 50% de revenu fixe) canadien a 77% de probabilité d’arriver au même résultat et 82% pour le mondial.

Si vous voulez en savoir plus sur ces portefeuilles ou si vous voulez savoir si vous êtes en bonne voie d’être adéquatement préparés pour la retraite que vous voulez. Contactez-moi.

 

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