STRATÉGIES REÉÉ

 Dans Régimes enregistrés

REÉÉ

J’ai écrit à quelques reprises sur le Régime enregistré d’épargne études, mais pas sur les stratégies REÉÉ. Une première fois en mai 2014 (avec le REÉI) http://lebloguefinancier.com/les-regimes-enregistres-reee-reei-limpot/, encore en septembre 2014, http://lebloguefinancier.com/regime-enregistre-depargne-etudes-reee/ et http://lebloguefinancier.com/reee-0/, puis en 2017, 2 fois en août, http://lebloguefinancier.com/reeealiser-ses-reves/ et http://lebloguefinancier.com/rappel-sur-les-reee/.

Je vais essayer de faire le tour de ce qu’il y a à en tirer. Les règles complètes se trouvent à https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/sujets/regime-enregistre-epargne-etudes-reee.html. Comment pouvez-vous en profiter au mieux?

Commençons par les stratégies de base.

  1. Vous voulez accumuler de l’argent. D’accord. Allez-y, mettez-en. Plus vous en mettrez, plus il y en aura: un principe simple, pas difficile à comprendre.
  2. Commencez tôt si vous le pouvez. Plus l’argent aura le temps de croître, plus votre total sera élevé. C’est ce qu’on appelle aussi la magie des intérêts composés.
  3. Dernier principe, mais qui a aussi son importance : plus le taux de rendement sera élevé, plus le total atteint sera grand pour un même investissement. Ce principe, cependant, doit s’appliquer en fonction de votre tolérance au risque. Votre conseiller devrait vous questionner à ce propos et s’il utilise un questionnaire, il devrait vérifier votre compréhension des questions et l’exactitude de vos réponses en fonction de votre expérience réelle.

Par exemple, dans le questionnaire d’Excel gestion privée, la question 2 demande : Lequel des énoncés suivants décrit le mieux vos connaissances en matière de placement? Beaucoup de gens répondent : J’ai très peu de connaissances quant aux placements et les marchés financiers. Voici la définition de connaissances limitées : Investisseur novice ayant peu ou pas d’expérience et de connaissances des services ou produits financiers. Celle de connaissances raisonnables : Investisseur qui a une certaine expérience en matière de placements, mais ne s’intéresse pas à la conjoncture des marchés. Il comprend peu les caractéristiques de base des divers placements et du risque associé à chacun. Le novice est souvent jeune et n’a peut-être eu qu’un compte d’épargne. L’autre est ordinairement plus âgé et a peut-être même des fonds communs de placement. Plus loin, on parle des fluctuations des marchés (krach de 2008, par exemple). Vous l’avez vu? Qu’avez-vous fait de vos placements? Beaucoup n’ont rien fait et, heureusement, n’ayant pas vendu, n’ont pas subi de pertes.

Venons-en à des stratégies un peu plus poussées. Vous pourriez consulter un.e fiscaliste pour vérifier ce qui sera le plus avantageux pour vous et votre enfant.

  1. Le REÉÉ individuel est généralement plus avantageux que le familial : qui peut être souscripteur, durée, par exemple.
  2. Comme les subventions peuvent être plus élevées si le revenu familial est faible, si vous pouvez moduler vos revenus dans le temps, vous pourriez en obtenir davantage.
  3. Vu que vos cotisations ne sont pas imposables au retrait, vous pourriez éventuellement en retirer du REÉÉ d’un de vos enfants et cotiser au REÉÉ d’un autre.
  4. Pour maximiser le rendement du REÉÉ, vos cotisations étant limitées à 50000$/enfant à vie, divers scénarios sont envisageables, en fonction de vos moyens et du rendement espéré selon votre répartition d’actif et des subventions (SCEÉ, BEC, IQEÉ) applicables selon la cédule de cotisation. Les petits-enfants d’un couple de clients n’ont pu établir de REÉÉ car l’autre grand-père cotisait 50000$ à la naissance de chacun.
  5. Pour encaisser les paiements d’aide aux études (PAÉ), pour la première session, il y a une limite de 5000$. Par la suite, il n’y a plus de limite. Si les revenus de l’étudiant sont faibles, il est envisageable de tout retirer dès que possible et de le placer dans un CÉLI (si et quand l’étudiant a les droits de cotisation suffisants) où ils pourront continuer de croître à l’abri de l’impôt.
  6. Si ses revenus sont plus élevés, il serait mieux d’en retirer autant que possible sans augmenter son taux d’imposition actuel. Mais, il faut aussi ne pas oublier qu’on doit être inscrit à des études post-secondaires, en personne ou à distance, pour pouvoir recevoir des PAÉ (pas nécessairement les suivre), ce qui donne une certaine latitude pour cette période.
  7. On pose souvent la question de ce qui arrive si l’enfant ne va pas aux études post-secondaires. On peut transférer vers le REÉÉ d’un autre bénéficiaire, à certaines conditions, mais cela peut entraîner certaines conséquences au niveau des cotisations (plafond dépassé, par exemple) et des subventions (idem).
  8. Si le bénéficiaire décède ou ne peut aller aux études, après plusieurs années, un paiement de revenus accumulés (PRA) peut être versé au souscripteur, à certaines conditions. Le PRA est imposable mais l’impôt peut être réduit si le PRA est versé au REÉR.
  9. Si le bénéficiaire devient invalide, le REÉÉ peut être versé à un régime enregistré d’épargne invalidité (REÉI), à certaines conditions.

Avec ces possibilités, le REÉÉ est bien plus avantageux que vous ne le pensiez. Pour en profiter, vous me contactez et nous ferons l’analyse pour voir de quelle façon vous en faire profiter le plus.

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