VOTRE INDÉPENDANCE FINANCIÈRE

 Dans Épargne

 

QUI VEUT L’INDÉPENDANCE FINANCIÈRE?

TROISIÈME PARTIE :

COMMENT Y ARRIVER?

 

C’est là que vous voulez aller; vous voulez atteindre l’indépendance financière. Vous avez établi ou revu votre budget. Vous avez établi un premier bilan ou avez revisité vos bilans. Vous avez fait tout ça dans le but d’y arriver, d’atteindre l’indépendance financière. À la fin du précédent billet, je vous posais des questions. Je les reprends.

  1. Où en êtes-vous?Satisfait? De quoi? Insatisfait? De quoi?
  2. Que faut-il changer ou améliorer?
  3. Quelles sont les étapespour arriver aux résultats désirés?
  4. Combien de tempscela prendra-t-il pour chacun?
  5. Quelles actionsdevrez-vous poser?
  6. Quels en seront les coûts: financiers, dans mes relations, dans mes habitudes, etc…?

Quels sont vos objectifs? Classez-les par ordre d’importance parce que, souvent, qui trop embrasse mal étreint. Chiffrez-les pour que ce soit clair, concret; pas de flou.

 

Vos dettes

Pour la plupart des gens, atteindre l’indépendance financière nécessite d’épargner. Si j’en crois les études et les sondages, les gens sont endettés, en moyenne de plus de 175% de leur revenu disponible. Ne voulez-vous que réduire votre endettement ou voulez-vous épargner aussi? « Peut-on épargner en étant aussi endetté (et même plus)? » La réponse est oui, mais ça suppose de savoir ce qu’on fait et d’être en contrôle de la situation.

Si votre valeur nette augmente d’année en année, c’est peut-être votre cas. Mais attention, tout de même, au risque que votre endettement vous fait courir (Si vous avez commencé la crise de la COVID-19, très endetté et que vous avez perdu beaucoup de vos revenus, vous devriez savoir de quoi je parle).

Là aussi, la diversification peut aider à minimiser votre risque. J’ai connu un entrepreneur qui avait emprunté fortement pour investir dans le cinéma afin de profiter des crédits d’impôt. Il a perdu sa chemise, son entreprise et sa maison quand les films ont fait des flops. Je crois même que cela l’a mené à la dépression. Alors, prudence. Renseignez-vous. Si vous empruntez pour investir, faites-le pour la qualité de l’investissement, pas pour les réductions fiscales uniquement, par exemple.

 

L’épargne

Pour épargner, il vous faudra peut-être modifier vos façons de faire (« La folie, c’est de se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. » Einstein). Je vous réfère en particulier à la dernière partie d’un blogue relativement récent. Dans votre budget, déterminez d’abord et avant tout combien vous voulez épargner et que ça devienne le premier poste d’affectation de vos revenus. Tout le reste passe après. R – É = D.

Dans quel ordre? Ça vous appartient, mais lisez la partie 4 d’un autre billet, portant surtout sur l’élimination de vos dettes, mais qui vous enligne, éventuellement, sur l’épargne. Les choix seront peut-être déchirants au départ, mais les résultats vous convaincront, si vous faites preuve de discipline.

Sachez que vous n’avez pas besoin de posséder la terre entière pour être heureux. Si ça ne vous convient pas d’être inondé.e de pub, diminuez, par exemple, votre présence sur les réseaux sociaux où on vous cible parfaitement.

 

L’assurance

L’indépendance financière, c’est bien. Tant que vous êtes en route vers ce grand objectif, vous n’y êtes pas encore. Vous ne voudriez pas rater la cible et vous trouver dans la misère. Vous devez donc, au minimum, protéger vos revenus avec une assurance invalidité. N’oubliez pas que l’assurance invalidité fournie par votre employeur risque de ne pas vous protéger si vous avez été mis à pied. Le billet vous donnera d’autres liens et présentera aussi d’autres formes d’assurances.

 

Les placements

Quoi faire avec votre épargne?

  1. Le coussin de sécurité: c’est de l’argent liquide (ou facilement accessible) pour les imprévus, pour une période de 3 à 6 mois, selon que vous êtes couvert.e autrement, assurance invalidité, par exemple. Le rendement est moins important, ici, que la liquidité.
  2. Divers objectifs : chaque objectif est régi par divers critères.
    1. Combien? Aurez-vous besoin de 1000$, 10000$ ou 100000$?
    2. Quand? Les temps est-il un aspect flexible? 6 jours, 6 semaines, 6 mois, 2 ans, 6 ans, etc.?
      1. Plus l’échéance est proche, plus l’argent requis doit être liquide.
      2. Plus il est loin, plus il peut être immobilisé.
      3. Plus il est loin, plus on peut prendre de risque, toutes choses, par ailleurs, étant égales (TCPAÉÉ).
    3. Votre revenu: plus votre revenu est élevé, plus vous pouvez prendre de risque (TCPAÉÉ).
    4. Votre tolérance au risque: c’est explicite. Mais cette contrainte ne peut être diminuée dans certains cas : faible revenu et incapacité de les augmenter ou de se reprendre en cas de perte. Dans d’autres cas, cependant, elle peut être augmentée, entre autres en améliorant votre littératie financière : ce qu’on connaît est souvent moins épeurant.
    5. Votre âge: (TCPAÉÉ) plus vous êtes agé.e, moins vous pouvez prendre de risque. Encore un critère relatif, mais ordinairement, plus on avance en âge, moins la période où on a la possibilité de gagner un revenu est longue.
  3. Les types de placement courants, par ordre décroissant de protection du capital :
    1. Les CPG (certificats de placement garanti ou dépôts à terme, rachetables ou pas) : vous placez votre argent durant une période ne dépassant pas, en principe, 5 ans, contre des intérêts (pleinement imposables) dont le taux augmente, en général, avec la durée. Actuellement, les taux offerts dépassent à peine ou pas, l’inflation. Le taux réel peut même être négatif.
    2. Les obligations: l’émetteur, un gouvernement, un organisme ou une entreprise, emprunte votre argent pour des périodes pouvant aller sur de longues périodes, contre des intérêts qui suivent la logique des CPG, mais qui sont ordinairement plus élevés et qui tiennent compte du risque représenté par l’émetteur. Les variantes sont légion. Il existe un marché secondaire où acheter ou vendre des obligations avant la date d’échéance, au prix du marché (en hausse ou en baisse).
    3. Les actions:
      1. privilégiées : elles garantissent souvent le niveau de dividendes à être payés; ces dividendes sont payés avant ceux des actions ordinaires et, parfois, reportés dans le temps;
      2. ordinaires : rien n’est garanti, ni le niveau des dividendes ni même leur paiement.
    4. Les regroupements de placements
      1. Les fonds communs de placement vous permettent de bénéficier des services de gestionnaires professionnels et d’une diversification de vos placements. Ils viennent en types de placement purs, comme ci-dessus, en 3b ou 3c, ou en combinant plusieurs d’entre eux. Cela nous donne ce qu’on appelle les fonds équilibrés qui comportent des pourcentages variés d’obligations et d’actions. Ils sont parfois restreints au Canada ou peuvent piger sur des territoires étrangers plus ou moins grands.
      2. Les fonds distincts ressemblent aux fonds communs, mais ils comportent une protection des sommes investies avec une valeur garantie, en cas de décès, par exemple. Cette valeur garantie peut augmenter, à certaines conditions, de temps à autre. Un autre avantage des fonds distincts, c’est que, en cas de décès, comme ce sont des contrats d’assurance, le règlement se fait rapidement, sans passer par la succession et, donc, sans les frais qui y sont reliés.
      3. Les fonds négociés en bourse (FNB) ont une gestion minimale et des frais minimaux, en principe. Ils ont une utilité pour des gens qui ont un portefeuille bien garni et leur font jouer un rôle de base. En effet, vous devez payer des frais annuels pour un portefeuille autogéré, ordinairement autour de 250$, des frais de transaction du même ordre, plus les frais annuels de votre courtier, 1% ou plus ordinairement.

 

CONCLUSION

Pour beaucoup de gens, s’astreindre à tout ça est extrêmement fastidieux. Pour d’autres, ça ne demande que de la volonté, de la discipline. Un bon conseiller n’effacera pas toute la tâche. Il sera là pour vous interroger, faire préciser vos informations et intentions et vous orienter sur les meilleurs moyens, une fois vos décisions arrêtées. Il fera le suivi avec vous et répondra à vos doutes ou à vos questions.

450 774 4584

poitras@cgocable.ca

 

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