VOTRE RETRAITE

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Le 30 juin, c’était le 22ième anniversaire de ma prise de retraite de l’enseignement. À 55 ans et après 34 ans dans le monde de l’enseignement, j’étais presque au sommet de ce que le régime de retraite pouvait m’offrir (68% de la moyenne des 5 meilleures années). Le Collège m’a offert ce qu’il fallait pour combler le manque à gagner, montant que j’ai sagement investi. Mais il semble que ce ne sera pas le cas de tout le monde.

Une des grandes avancées syndicales a été la démocratisation des fonds de pension. Leur financement était double. L’employeur versait une portion qui pouvait être assimilée à du salaire différé. L’employé était aussi forcé de mettre de côté, le terme ne pourrait être plus imagé, une portion de son salaire. Ces sommes étaient gérées par des professionnels et soumises à des règles.

Il existe 2 grands types de fonds de pension. Le fonds à prestations déterminées (PD), moins populaire maintenant auprès des employeurs, vous assure d’un montant (68% de…, par exemple, avec indexation totale, partielle ou nulle, à l’inflation). Le fonds à cotisations déterminées (CD) vous assure de montants versés à votre fonds de pension dont le rendement dépendra des décisions des gestionnaires que vous choisirez. Et les rendements peuvent varier jusqu’à disparaître si l’employeur est vendu ou fait faillite.

Pour aider à la retraite, les gouvernements ont mis en place des régimes : PSV, REÉR, RRQ, PPC, SRG et RVER (voir les détails à la fin). Les REÉR collectifs et RVER peuvent recevoir une participation de l’employeur. Les gouvernements accordent une déduction supplémentaire pour les fonds de travailleurs, FTQ et Fondaction. Pour le fonds FTQ, je me demande pourquoi on accorde toujours ces 30% vu que les obligations représentent environ 1/3 des investissements et les actions hors-Québec environ 20%. Le but du Fonds, à l’origine, était d’aider au développement d’entreprises au Québec.

 

DIFFICULTÉS

 

SOLUTIONS

1 UN BON PLAN ÉCRIT

  1. Remue-méninges : à cette étape-ci, allez-y, mettez tout ce qui vous passe par la tête : château, bateau, poireau, etc.
  2. Pour chaque objectif, établir, selon le cas,
    1. un coût d’acquisition,
    2. un coût d’opération, en calculant l’inflation pour les 2,
    3. une échéance ainsi que
    4. une date de terminaison et
    5. une tolérance au risque spécifique à chaque objectif.
  3. Un peu comme pour les résolutions de nouvel an http://lebloguefinancier.com/resolutions-et-bilan-de-fin-dannee/, classez vos objectifs en
    1. nécessaires, en tenant compte de toutes vos obligations,
    2. utiles,
    3. le fun.

2 UN BON CONSEILLER

  1. Pour éviter de me répéter, http://lebloguefinancier.com/encore-les-frais-toujours-les-frais/. Un bon conseiller vous coûte plus cher, mais il vous aide à acquérir connaissances et discipline qui vous éviteront erreurs et faux pas.
  2. Dans l’aspect discipline, votre conseiller va vous amener à revoir et corriger votre plan :
    1. objectifs nouveaux ou à éliminer,
    2. révision de vos tolérances au risque,
    3. révision des coûts,
    4. révision des échéances,
    5. révision de vos placements pour assurer leur optimalité.

 

Addenda sur les plans gouvernementaux pour la retraite

  1. Pension de sécurité de vieillesse (PSV) en 1952. Il s’adressait d’abord aux gens de 70 ans et plus. Donnée à tous, selon certaines conditions.
  2. Régime enregistré d’épargne retraite (REÉR) en 1957. Accessible aux personnes qui ont un « revenu gagné », avec un plafond à 2 variables. Donne droit à une réduction d’impôt au départ mais, en contrepartie, les retraits sont imposables.
  3. En 1966, le gouvernement du Québec a établi le Régime des rentes du Québec (RRQ) (et la Caisse de dépôt pour en gérer les fonds); Ottawa a suivi avec le Plan de pension du Canada. Employeurs et employés contribuent; contributions déductibles et prestations imposables.
  4. En 1967, Ottawa bonifie la PSV en y ajoutant le Supplément de revenu garanti (SRG) pour ceux dont le revenu est inférieur à un certain seuil.
  5. En 2014, Québec met en place le Régime volontaire d’épargne retraite (RVER). Son but est d’offrir un régime collectif d’épargne retraite à ceux dont l’entreprise n’en a pas. Le but est louable, mais, à mon avis, les règles, trop lâches, ne permettent pas vraiment son atteinte. Les chiffres le démontrent d’ailleurs.

Pour avoir la retraite que vous voulez,

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